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Commune IV : les citoyens paieront plus de taxes en 2013

La Commune IV, tout comme les autres collectivités du district, ont pris la mauvaise habitude de vivre avec des revenus extraordinaires. C’’est pourquoi, compte tenu des investissements dans cette collectivité, Moussa Mara, maire de la Commune IV, et son équipe se disent contraints de faire recours à  l’augmentation des taxes. C’’est sur la base de la loi 9605, fixant les ressources des communes de Bamako, que la Mairie urbaine entend hausser 1/3 des domaines de taxations. La mesure concernera les bars, hôtels, restaurants, ateliers de menuiserie, de soudure, de coiffures, les kiosques… La rencontre du Conseil municipal, qui s’est tenue il y a quelques jours août dans les locaux de la Mairie de la Commune IV du District de Bamako, a permis la révision des taxes à  partir de l’année 2013. « Nous avons souhaité qu’il faut les revoir pour mieux accompagner le développement dans  notre Commune. Les revoir en tenant compte des réalités, des potentialités des différents services, des différents contribuables. Et surtout, des difficultés rencontrées  par le service de recouvrement », indique Moussa Mara. «Â Cette mesure, explique le maire Moussa Mara, visera à  réparer des injustices. «Â C’’est pour réparer une injustice fiscale qui faisait que la boulangerie qui ne fait que du pain payait la même taxe que celle qui fait aussi de la pâtisserie ». Taxes collectives Pour lui, cette mesure concerne la vente des boissons alcoolisées ou fermentées (60.000 à  75.000 FCFA), les taxes sur l’ouverture des hôtels, bars, restaurants (200.000 à  240.000 FCFA), l’installation de garages (18.000 à  24.000 FCFA), l’installation de hangar de 1 à  6m2 (16.500 à  18.000), de bornes fontaines (10.000 à  18.000 FCFA), les installations fixes montées sur citernes souterraines (15.000 à  18000 FCFA), pompes mélangeurs (10.000 à  18.000 FCFA). Même si cette décision a été prise à  l’issue d’intenses pourparlers entre les autorités de la Mairie et les acteurs eux mêmes (la population), force est de signaler certains hôteliers sont réfractaires à  la mesure. « l’attitude de la Mairie est trop abusive. Par ces temps de crise, rien n’est facile pour nous. Et puis, nous n’avons pas été associés à  la décision », s’exclame le gérant du bar hôtel « Soleil », sise à  l’ACI 2000. De l’analyse des autorités de la Mairie, une partie de la population rechigne à  payer les taxes quand bien même ils n’ont aucun mal à  le faire. « Nous n’avons pas fixé de taxes que les gens ne peuvent pas payer. Nous avons fait des études économiques la dessus. Et on connait le potentiel des activités des uns et des autres… ». La loi qui fixe le code des collectivités territoriales confèrent aux communes une marge de manœuvre leur permettant de décider eux même d’un schéma de développement. Or, la décision d’augmenter les taxes avait été prise depuis 2010. Elle n’attendait donc que d’être appliquée.Soulignons, par ailleurs, que la décision des autorités de la commune IV de porter plus haut les taxes viserait aussi à  compenser les revenus que devraient générer les réserves foncières.

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