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Le déficit, une autre menace sur le Mali

Le Mali manque d’argent. Selon le Groupe de suivi budgétaire (GSB), qui a pour mission de contribuer à  la bonne gouvernance budgétaire publique, la suspension de l’aide des bailleurs ajoutée à  la contraction de l’activité économique a engendré logiquement une baisse des ressources internes du pays. Selon la loi des finances, les ressources de l’Etat ont diminué de 28%, soit 312, 4 milliards de FCFA. Le secteur des services publics et celui du développement sont ceux qui pâtissent le plus de cette situation, au point d’imposer une révision budgétaire à  l’Etat. Les secteurs de l’eau (94%), de la dette (92%), des transports (84%) et l’agriculture (70%) ont été les plus affectés par cette révision. s’y ajoutent la santé, l’éducation, l’eau et la sécurité alimentaire… Pour Oumar Dembélé, du Groupe Plaidoyer et Lobbying, «Â un seul exercice ne pourra pas permettre au Mali de combler son déficit budgétaire ». «Â Sans élections, pas d’argent » Président du Conseil national de la société civile (CNSC), Allaye Touré pense que la réduction des dépenses publiques passe nécessairement par la réduction du train de vie de l’Etat. Le GSB recommande à  ce titre l’annulation des missions et déplacements non urgents, la fixation d’un quota de réduction de carburant pour chaque ministère ou institution, ainsi qu’une forte diminution de la consommation en eau, électricité et téléphone. Condition d’un retour massif des bailleurs et des partenaires techniques et financiers, l’organisation d’élections est intimement liée aux revenus du Mali. Adepte de la théorie américaine selon laquelle les élections devront précéder la libération du Nord, Allaye Touré considère que «Â le Mali peut organiser les élections avec les petits moyens dont il dispose, et se démarquer ainsi de l’attentisme qui entoure le retour des bailleurs ». Prudent, le GSB préfère proposer que le gouvernement élabore le budget 2013 en ne comptant que sur les ressources internes. Sa proposition de faire contribuer la population à  l’effort de résolution de la crise à  travers une contribution en nature ou en espèces à  en revanche peu de chances d’aboutir, les Maliens devant faire face à  un renchérissement de plusieurs produits de première nécessité tels que le gaz.

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