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Crise au Nord : urgence pour les malades sous ARV

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Faute de médicaments et de peur d’être stigmatisés par la propagande islamiste, des centaines de personnes atteintes du VIH-SIDA ont quitté le Nord. Les retrouver devient impératif.

Faute de médicaments et de peur d’être stigmatisés par la propagande islamiste, des centaines de personnes atteintes du VIH-SIDA ont quitté les régions du Nord. Les retrouver pour leur fournir des antirétroviraux devient une urgence. Cinq mois d’occupation, cinq mois de souffrance. Les populations civiles des régions du Nord tombées aux mains des islamistes voient leurs conditions de vies devenir de plus en plus difficiles. Une situation encore plus grave en ce qui concerne les personnes atteintes du VIH-Sida. Leur sort est sujet d’inquiétude pour l’ONUSIDA, les ONG et le ministère malien de la santé. « ONUSIDA et tout le système des Nations Unis sont particulièrement préoccupées par la situation des populations vulnérables : déplacées, femmes ayant subi des violences sexuelles et personnes vivant avec le VIH/Sida sous antirétroviraux (ARV) », a déclaré la secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies, Valérie Amos, lors de sa récente visite au Mali. Prise en charge totale gratuite D’après les chiffres du ministère de la Santé et du haut conseil national de lutte contre le sida, 668 malades sous ARV dans le Nord se sont déplacés. Parmi eux 332 ont été retrouvés et suivis dans plusieurs localités du Sud. « Nous cherchons activement les autres pour leur fournir des médicaments, témoigne un médecin habitué des couloirs humanitaires. Certains ont récemment été identifiés vers Gao, d’autres sont partis faute d’unités de cellule de lutte contre le Sida. » Le ministre de la Santé a donné des consignes afin de prendre en charge gratuitement toutes les personnes vivant avec le VIH-Sida, o๠qu’elles se trouvent.

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