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Nord Mali : entre le couteau et la pioche, la barbarie n’a plus de limites

Quand s’arrêtera le pillage de la mémoire historique et religieuse du Mali ? Après avoir coupé des mains, des pieds, et mutilé sur la place publique un présumé voleur ce samedi à  Tombouctou, « les islamistes ont détruit samedi le mausolée de Cheik El Kébir, à  330 kilomètres au nord de Gao. Ils sont arrivés sur les lieux à  douze. Avec des marteaux, des pioches, ils ont démoli le mausolée », a affirmé à  l’AFP un élu de la région de Gao qui n’a pas souhaité être cité. «Â C’’est un crime! », n’a pu que déclarer un notable de Gao effondré par tant d’obscurantisme. Du reste, cette fois, ce sont les hommes du Mujao ( Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest) qui ont commis le crime, non sans s’en être vantés auprès des habitants. Pire, ils promettent de détruire un autre mausolée. Qui peut les arrêter ? Le mausolée de Cheik El Kébir est lui très important pour la communauté des Kounta, considérés comme la communauté maraboutique des arabes. On les rencontre notamment au Mali, en Algérie, en Mauritanie et au Niger. Urgence CEDEAO Ces derniers temps, les exactions se multiplient chaque jour et les ressortissants du nord ne savent plus à  quel saint se vouer en attendant la riposte de l’armée malienne. l’entrée du Mujao à  Douentza et la bavure de l’armée malienne à  Diabali, o๠seize prédicateurs de la confrérie Dawa, ont trouvé la mort injustement apparaissent comme des signes pour certains d’une offensive imminente ? Qui attaquera le premier ? Les esprits eux sont échauffés. Les militaires piaffent d’impatience et les islamistes repoussent toujours les limites, alors que la psychose gagne certains à  Bamako, qui estiment devoir envisager de quitter la capitale malienne en cas d’attaque. Du reste, si la prudence s’impose en ces temps troubles, tout est désormais entre les mains des autorités maliennes. Au moment, o๠se tient à  Abidjan, la réunion des ministres Affaires étrangères de la CEDEAO destinés à  examiner les modalités techniques de la requête du Président par intérim Dioncounda Traoré, l’espoir est grand d’une évolution de la situation au nord, et au profit des populations martyrisées. Espérons que de cette réunion, déjà  précédée par de nombreux autres conclaves et rencontres des chefs d’Etat majors de la CEDEAO, il sortira quelque chose de substantiel et de décisif pour le Mali

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