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Indépendance : souvenons-nous du discours de Modibo Keita

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52 après l’indépendance, le discours prononcé le 22 septembre 1960 par Modibo Keita fait écho à la situation que traverse aujourd’hui le Mali.

Le millésime 1960 est une année phare dans l’histoire du Mali contemporain. Le 22 septembre ne l’est pas moins. C’’est en effet le jeudi 22 septembre 1960 que le Mali accède à  la souveraineté nationale et internationale. Ce jour là , le charismatique président Modibo Kéita lit une déclaration solennelle dans la salle de conférence – l’ancien dortoir – du lycée technique de Bamako, à  la faveur du congrès extraordinaire de l’Union soudanaise-RDA (Rassemblement démocratique africain), couplé à  une session plénière de l’Assemblée nationale. Les Maliens font taire leurs divergences Ce discours intervient presqu’un mois après la dislocation de l’éphémère Fédération du Mali, qui regroupait à  l’époque le Mali et le Sénégal. Pour le pays de Soundiata Kéita, rejoindre le club des pays africains indépendants est une question d’orgueil. Pour la circonstance, les Maliens, toutes sensibilités confondues, ont accepté de taire leurs divergences de vue pour parler d’une seule voix. La cérémonie est marquée par la ferveur et l’enthousiasme. Un Modibo Kéita requinqué par une foule en liesse franchit la porte du lycée technique. Panafricain dans l’âme, l’homme fait honneur à  son rang de tribun hors pair en prononçant un discours des plus mémorables. Les instigateurs de l’éclatement de la Fédération en prennent pour leur grade : Avant de marteler une conviction profonde : « l’idée de la Fédération, demeure une semence virile de l’unité africaine. » l’ex-pensionnaire de la célèbre école William Ponty de Dakar appelle le peuple malien à  l’union des C’œurs et des esprits, et au sacrifice. « Toutes les Maliennes, tous les Maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays puisse sortir grandi, rayonnant de l’épreuve qu’il traverse. » Le père de l’indépendance prêche cette même unité aux Africains. Une condition sine qua non, selon lui, à  l’affirmation « d’une grande nation africaine qui marquera de son sceau la politique internationale, pour que la paix, espoir des peuples en en voie développement, s’établisse entre tous les pays du monde ». Moussa CAMARA(Source Archives Mali)

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