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ICG : « Les six prochains mois seront déterminants pour le Mali et au-delà »

La situation qui prévaut au Mali, crises politique au sud et sécuritaire au Nord, ne cesse de préoccuper les milieux diplomatiques. l’Intertional Crisis Group qui s’est investi depuis le début de la rébellion en janvier dernier, dans la quête de solution à  la crise malienne, a publié ce lundi 24 septembre son dernier point sur la situation au Mali. Selon ICG, « l’absence de décisions rapides, fortes et cohérentes aux niveaux régional, continental et international avant la fin de ce mois de septembre » risque de provoquer une détérioration durable de la situation politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali. Il urge de mettre en place une réponse politique et militaire afin d’éviter les scénarios du pire, qui sont encore possible. Au ICG on craint en effet « un nouveau coup d’Etat militaire et de troubles sociaux dans la capitale », ce qui pourrait aboutir à  un basculement total d’un régime encore trop fragile et contesté. Et ainsi, ouvrir grandes les portes du reste du pays à  l’extrémisme religieux et à  la violence terroriste au Mali et au-delà . « Les facteurs de risque sotn encore nombreux » Le « tri-céphalisme » de l’Etat malien avec trois acteurs dont aucun ne dispose « d’une légitimité populaire et d’une compétence suffisantes pour éviter une crise plus aiguà« » inquiète également les observateurs. Tout comme la bataille de positionnement qui se livre à  la tête de l’Etat alors que les priorités sont ailleurs. « Les six prochains mois seront déterminants pour la stabilité du Mali, du Sahel et de toute l’Afrique de l’Ouest, tant les facteurs de risque sont nombreux et les déficits de leadership à  tous les niveaux de prise de décision ont jusque-là  été patents » déclare encore dans son briefing l’ICG. Qui rappelle qu’en juillet dernier déjà , ses conclusions étaient les mêmes. « Il ne s’agit pas de s’opposer au principe d’une action militaire dans le Nord [..] qui sera vraisemblablement nécessaire pour neutraliser les groupes armés à  vocation transnationale qui combinent terrorisme, jihadisme et trafics de drogue et d’armes et pour restaurer l’intégrité territoriale de l’Etat malien ». Cette intervention devra cependant, selon les auteurs, être précédée d’un « travail politique et diplomatique » pour aplanir les divergences internes, tant politique, économique, sociale que religieuse. Un émissaire de l’ONU pour le Mali l’ICG conclut en demandant aux différents acteurs de poser des actes concrets. Aux Président et Premier ministre maliens, de constituer un panel indépendant des politiques pour l’appuyer dans la quête de solutions de sortie de crise. A la CEDEAO de reconnaitre ses limites « aussi bien dans le domaine de la médiation que dans celui de la planification d’une mission militaire au Mali » et d’accepter de travailler l’Union africaine et les Nations unies qui sont mieux habilitées à  répondre aux défis posés par une crise qui menace la paix et la sécurité internationales. La réconciliation au sein de l’armée est un autre axe de travail pour les maliens et leur partenaires afin d’éviter une nouvelle escalade. La réunion consacrée à  la sécurité dans le Sahel prévue le 26 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à  New York, devrait être mise à  profit par les acteurs maliens, leurs partenaires africains et non africains et les Nations unies pour définir une ligne d’actions concrètes à  mettre en œuvre dans les plus brefs délais.

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