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La COPAM appelle à manifester contre la CEDEAO

La  branche dissidente de la coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) appelle à  marcher vendredi 28 septembre contre l’envoi des troupes de la CEDEAO au Mali. La COPAM exige également l’organisation d’une concertation  nationale souveraine et le déblocage des armes immobilisées dans les pays voisins. L’itinéraire prévu ira de la place de la liberté au ministère de la Défense.  La dernière marche contre la CEDEAO très peu suivie «Â Le peuple ne permettra pas qu’on décide à  sa place. C’’est le peuple malien qui doit détenir les pleins pouvoirs dans cette situation transitoire », a déclaré lundi à  la Maison de la Presse, Younouss Hamèye Dicko, qui revendique la direction d’une COPAM coupée désormais scindée en deux tendances. La précédente marche du MP22 (membre de la COPAM) contre une intervention de la CEDEAO le 18 septembre n’avait réuni que quelques dizaines de participants. Cette initiative intervient alors qu’après des mois de défiance, le Mali et la CEDEAO ont réussi à  se mettre d’accord sur une intervention des forces ouest-africaines au Mali. «Â Un accord a été trouvé avec la Cédéao et n’y a plus de divergences. Cela va permettre d’amorcer une véritable démarche pour faire en sorte que le Nord-Mali soit ‘libéré’, se félicitait lundi une source à  la présidence malienne. Le quartier général de la CEDEAO dans la banlieue de Bamako ? « Tout s’est accéléré ces derniers jours parce que nous voulons tout faire pour qu’un plan clair soit présenté le 26 septembre (mercredi) à  New York. Les Nations unies avaient exigé que la requête présentée par le Mali à  travers la Cédéao et l’Union africaine soit plus détaillée et réaliste. C’est ce que nous employons à  faire », a ajouté cette source jointe par l’AFP. Selon une source à  la présidence malienne, « la Cédéao aurait son QG dans la banlieue de Bamako et ses troupes combattantes sur le théâtre des opérations, près de Mopti (centre) o๠l’armée malienne a son poste de commandement. Mais nous disons que c’est l’armée malienne qui ouvrirait les hostilités et serait accompagnée par les forces de la Cédéao, avec l’appui logistique de pays étrangers, la France surtout, avec ses avions et beaucoup d’autres choses » Cette intervention, à  laquelle s’oppose l’Algérie, semble cependant encore lointaine, d’autant plus que les pays africains prêts à  y contribuer ne sont pas nombreux. Le Sénégal, la Mauritanie et le Ghana ont déclaré forfait. La Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso pourraient y participer.

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