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Le Kamankolè renaît de ses cendres…

Au sud de la ville de Kayes, se dresse l’imposante architecture de Kamankolé bâti sur une superficie de près d’un hectare. l’hôtel a pris le nom d’une rivière située à  quelques encablures du fleuve Sénégal. Elle-même a hérité du nom d’une vieille dame sarakolé née «Â Kaman ». C’’est dans cette structure les hautes autorités, les grandes ONG, les Hommes d’affaires, les personnalités de marque… élisent domicile pendant leur séjour à  Kayes. Mieux, ses prestigieuses salles offrent un cadre adapté pour la tenue de séminaires ou, d’ateliers… Baisse de la fréquentation Cet hôtel haut de gamme, ouvert en 2005, a vu ses activités s’effriter à  plus de 60%. Ses 55 chambres, ses 12 suites présidentielles et ses 2 salles de conférence n’arrivaient plus à  attendre 80 %. Et pour cause la crise sociopolitique ayant basculé le pays dans un marasme économique. La structure doit sa survie à  certaines ONG internationales et aux opérateurs miniers œuvrant dans les abysses de la région de Kayes. Les 6 mines (Sadiola, Yatela, Loulo…) implantées dans la région de Kayes, ajoutés à  des ONG internationales constituent la clientèle fixe. « Les séminaires que nous abritons sont très rares. Or, il ne se passait de semaine sans que nous organisions 2 à  3 rencontres », précise un salarié de l‘hôtel. Voilà  qui joue inéluctablement sur les recettes d’un hôtel qui pouvait avoisiner les 3 millions de F CFA par jour. Un autre facteur qui joue sur la baisse de la clientèle, indique Grégoire Kamissoko (réceptionniste), C’’est l’ouverture d’une nouvelle route nationale qui permet à  une certaine clientèle de rallier Bamako sans passer par Kayes. Rénovation A noter qu’à  l’instar de Kamankolé, toutes les structures hôtelières du pays, sans exceptions, ont souffert de la crise politico-institutionnelle et de celle qui frappait déjà  le secteur touristique malien. D’autres ont tout simplement mis la clé sous le paillasson. A savoir, l’hôtel Nord-sud, le grand hôtel de Bamako… Malgré les difficultés, son promoteur Alou Badra Diallo, un richissime opérateur minier de Kayes, est persuadé que l’extension et la rénovation de la structure s’impose. Histoire de renforcer les capacités d’accueil et de satisfaction de la clientèle. Ce chantier ouvert il y a quelques semaines se poursuit à  grand pas sans désagréments sur la clientèle.

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