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Mise en valeur des terres de l’Office du Niger : l’Uemoa s’implique

l’Office du Niger est ce vaste périmètre agricole de près de 1 million d’hectares, cultivables, situé sur le delta intérieur du Niger au Mali, à  environ 250 km en aval de la capitale Bamako. Depuis 1932, date de sa création, seulement 100 000 hectares de terres irriguées sont exploités aujourd‘hui . A l’époque, le président ATT avait déclaré vouloir faire de cette zone l’un des greniers agricoles du Mali. Les responsables de l’UEMOA l’ont bien compris et organisent à  Bamako depuis lundi, un atelier régional de lancement d’activités agricoles et de gestion la zone Office du Niger, particulièrement dans le cercle de Touraba. Objectif, sécurité alimentaire D’après Ibrahima Diémé, commissaire à  l’Uemoa, la politique agricole de l’Union vise d’abord à  accroà®tre la sécurité alimentaire, mais aussi à  lutter contre la pauvreté des exploitants agricoles. s’il faut aider à  satisfaire les besoins alimentaires, il faut également subventionner leurs activités. Le défi de la zone Office du Niger réside surtout dans l’aménagement de surfaces cultivables et dans la mise à  disposition des terres aux ressortissants de l‘Union. l’agriculture contribue en effet à  hauteur de 30% dans le PIB de l’Union et touche près de 70% des populations. A Kandjourou, un projet pilote de 11000 hectares est en voie d’aménagement avec l’aide des experts de l‘Union, tout comme à  Touraba, sur environ 2198 hectares, de quoi susciter un réel engouement pour l’agriculture. Reste les aménagements, la maà®trise de l’eau et des ouvrages. En lair, le projet de l’UEMOA au Mali, comporte trois axes majeurs : – Le développement des infrastructures – La mise en valeur agricole des investissements – Et la composante organisation et gestion des projets agricoles. Pour une agriculture compétitive et diversifiée La cible, ce sont les paysans autochtones, les exploitants agricoles et les gros investisseurs. En substance, on pourrait y produire, 10000 tonnes de riz à  l’année, 2500 tonnes de Mais, 200 tonnes de blé, 1000 tonnes de gombos ou encore 150 tonnes de produits piscicoles à  titre d‘exemple. Au total, un valeur ajoutée de près 250 millions par an pour l’Union. Si dans ses objectifs premiers, l’Union économique et monétaire ouest-africaine, vise l’intégration régionale, celle-ci peut aussi se faire par l’agriculture, grâce à  la libre circulation des personnes et des biens, mais aussi par une collaboration forte avec les autorités nationales de chaque pays membre. Pour le Dr Yaranga Coulibaly, ministre de l’Agriculture, «Â le projet de l’Uemoa, est une chance pour la mise en valeur croissante des terres de l‘Office du Niger, o๠l‘eau est un don du ciel, surtout, lorsque dans d’autres zones, la baisse des productions de certaines céréales a été provoquée par les bas niveaux fluviaux. Le projet UEMOA pourrait ainsi combler les besoins nationaux et à  terme, booster la compétitivité du Mali en matière agricole. En résumé, le passage d’une agriculture de subsistance à  une agriculture compétitive sur le plan mondial.

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