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Police : les dessous du clash de la semaine dernière

Arrêtés le jeudi 15 novembre vers 15 heures, les six policiers ont été sérieusement molestés par leurs camarades sous-officiers de la police au Groupement Mobile de Sécurité qui les ont relâchés le vendredi tard la nuit. Ousmane Diallo, l’une des victimes et non moins secrétaire général du Syndicat national des commissaires de police (SYNACOMPOL) a livré son témoignage. Les faits racontés par une des victimes M. Diallo affirme qu’ils étaient six policiers à  être enlevés. Mamadou Keà¯ta secrétaire général adjoint du Synacompol, Mamadou Fasirirma Keita allias Mandemassa, Tapa Diallo secrétaire à  l’information et à  la communication, Aà¯ssata Cheick Tandia, commissaire au 2ème arrondissement, le commissaire Oumar Samaké de la Brigade d’intervention à  Badalabougou et lui-même. Selon lui, la réunion sur la relecture des textes de la police a été à  la base du bras de fer entre les commissaires et les sous-officiers. « Nous, les commissaires invités à  prendre part à  cette rencontre, ignorions l’ordre du jour » affirme -t-il. Lors de cette rencontre, Mamadou Keita adjoint du secrétaire général du Synacompol en tant que chef de la commission de relecture des textes, a fait le point sur la situation actuelle des textes et sur le statut avant de le proposer à  toutes les unités de la police pour d’éventuelles suggestions. Droit de grève et recasement interne… Dans ce texte deux articles demeurent la pomme de discorde entre les deux syndicats de la police. Il s’agit de l’article 38 relatif au droit de grève et l’article 126 relatif au reclassement interne. Dans le premier article relatif au droit de grève, les commissaires proposent d’écarter certaines unités de la police (l’unité de l’aéroport, transmission et communication et autres) compte tenu de la nécessité de la présence des forces de l’ordre dans ces services quelle que soit la situation. Quant au second article, a expliqué le commissaire, un sérieux problème divise la police par rapport à  sa complexité. « Raison pour laquelle quand le cabinet du ministre de la Sécurité intérieure a convoqué la deuxième réunion le même jeudi sur la relecture du texte, les commissaires ont demandé une motion afin de se concerter avant de procéder à  la lecture du texte » explique M Diallo. Il argue que C’’était pour éviter de prendre une décision unilatérale et contestable à  l’avenir. Au regard de la tension ambiante, le ministre Tieling Konaté, a pris sa responsabilité de reporter la réunion à  une date ultérieure indique notre interlocuteur. « Mais avant une fausse information circulait à  travers des affiches dans les unités de police que le texte sur le statut de la police a été retiré de l’Assemblée Nationale. C’’était une fausse information » affirme le commissaire. Pour lui, le texte se trouve toujours à  la Direction de la Police. Le texte modifié doit d’abord être adopté au Conseil des Ministres avant d’atterrir sur la table de l’Assemblée Nationale. Or, ajoute-t-il, C’’est cette fausse information qui a contribué à  creuser le fossé entre les deux camps. Les commissaires arrêtés et séquestrés… Il est environ 15 heures, peu après l’annonce du report de la réunion au cabinet, les arrestations ont commencé. «J’ai été informé de l’enlèvement de mon adjoint Mamadou Keita. Juste après notre départ du cabinet, il a été enlevé devant son bureau par les éléments encagoulés en Pick- up. Après lui, C’’est le commissaire du 2ème Arrondissement Aà¯ssata Cheick Tandia, enlevée dans son service. C’’est pour cette raison que J’ai appelé Tapa Diallo secrétaire à  l’information et Mamadou Fasirima Keita, de se joindre à  moi pour demander la libération de nos camarades qui ont été emmenés au GMS. Quand nous sommes arrivés au GMS, des gens encagoulés se sont jetés sur moi, me rouant de coups de bâtons et de pieds avant de me jeter en prison. Sans compter les injures graves à  mon endroit» a relaté le commissaire Diallo. C’’est grâce à  la médiation des leaders religieux qui ont été démarchés par mes camarades commissaires, que nous avons tous été libérés. Nous avons toujours agi avec humilité et responsabilité. Aucune information officielle n’a pour l’instant été donnée sur cette affaire.

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