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EID 2012, le nord et le foncier

C’’est le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, représentant le Premier ministre, qui a présidé ces assises. Alors que devaient s’ouvrir les concertations nationales, une énième fois reportées, l’Espace d’Interpellation Démocratique a respecté le rendez-vous. Pour la dix-septième année consécutive, l’EID a regroupé des centaines de participants venus de tout le pays, mettre sur la table les maux dont souffre le pays. Organisée pour la première fois par les services du Médiateur de la République, la rencontre s’est déroulée au Centre Internationale de Conférences de Bamako. Même si les actes ne suivent pas toujours les paroles, les Maliens ne boudent pas leur Espace, qui s’est posé au fil des années comme un exercice de démocratie. En effet, l’EID est l’occasion pour le citoyen lambda d’amener sur la place publique les griefs qu’il a contre l’Administration et ses propositions pour une meilleure gouvernance. « Améliorer notre façon de servir »] Plus de cent interpellations ont été reçues par la Commission de dépouillement qui a rendu publique son rapport ce 10 décembre. 35 d’entre elles ont été lues dans la salle avec une grande majorité de cas liés au foncier et de non-exécution de décisions de justice. Des cas plus pathétiques les uns que les autres ont été évoqués pour mettre en lumière les insuffisances du système judiciaire et le manque de protection pour les plus faibles. Ainsi, des émissaires des chefs de village et propriétaires de champs du cercle de Kati ont fait le déplacement de Bamako pour déposer des interpellations dans lesquelles ils fustigent le laxisme de l’administration, la gestion des mairies, des décisions de justice parfois contestables, etc. Le médiateur de la République a dans son discours d’ouverture, rappelé l’impérieuse nécessité de changer nos comportements de citoyens. Il s’agit pour Diango Cissoko d’améliorer notre façon de servir, surtout en ce qui concerne les agents de l’Etat qui ne devrait pas oublier que « que notre système de fonction publique est défini et bâti autour de trois valeurs fondamentales qui sont la probité, l’impartialité et l’efficacité ». Pour qui la plupart des maux de notre société résultent de la-non application de ces valeurs. La crise et particulièrement la situation au Nord du pays a évidemment été évoquée, les participants émettant l’ardent souhait de voir des solutions rapidement trouvées pour mettre fin aux souffrances des populations et restaurer l’intégrité territoriale du pays.

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