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Tiéman Hubert Coulibaly à la Presse : « Il serait indécent de faire des élections sans Kidal, Gao et Tombouctou »

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Face à la presse, le ministre des Affaires Etrangères, a donné des explications sur la résolution 2085 des Nations Unies, autorisant le déploiement de la force Africaine au Nord Mali.

« La 2085, C’’est la dernière étape de l’adoption des 3 résolutions des Nations Unies, qui autorise enfin le Mali à  former une coalition pour engager l’intervention armée au nord », C’’est par ces mots que Tiéman Hubert Coulibaly, ministre des Affaires Etrangères a entamé, l’exercice verbal face à  la presse malienne ce mercredi 27 décembre. Avec à  ses côtés, son collègue de la Communication, Manga Dembélé, il a tenté de répondre aux questions plutôt pointues des journalistes. De prime abord, face à  une résolution jugée «Â molle » par un éditorialiste, Tiéman Coulibaly s’est voulu optimiste, sur un texte qui obéit à  certaines règles et jugé clair : «Â l’ONU dit, nous sommes d’accord pour que les pays se coalisent autour du Mali. 2, nous autorisons le déploiement de la force militaire. Et 3, nous allons créer un fonds spécial pour lever des moyens dont le Mali aura besoin, à  travers une conférence des donateurs islamiques. », rappelle le ministre, de plus a résolution autoriserait les Etats Membres à  passer des accords bilatéraux avec le Mali pour régler le problème». Si la contribution de pays islamiques inquiète certains confrères, allusion sans doute faite au rôle opaque joué par l’émirat du Qatar, dans le financement des djihadistes au Nord Mali, le ministre s’en défend arguant que tout pays donateur, va dans le sens et l’intérêt du Mali. Septembre 2013, un délai superflu Sur le délai de Septembre 2013 d’abord évoqué par Romano Prodi, Tiéman Coulibaly répond qu’il faut se garder de trop parler : « En matière militaire, ne comptez-pas sur nous pour donner des précisions sur le concept stratégique. Et d’ailleurs, ceux qui s’aventureraient à  donner des délais risquent des sanctions ». Le même concept stratégique d’intervention au nord répond à  une initiative qui devrait, selon le ministre, être d’abord dirigé par le Mali. « Le Nord du Mali sera libéré. Les Maliens n’ont d’autre choix que de libérer le nord du Mali et nous allons combattre ceux qui coupent des mains, qui oppriment les femmes et les enfants », promet le diplomate malien face aux inquiétudes exprimées sur la capacité de l’armée malienne à  libérer le nord. Négocier oui mais avec qui ? l’autre préoccupation évoquée par la presse, en écho à  l’opinion nationale est la négociation, l’un des volets politiques de la guerre. Cette fois, C’’est le ministre Manga Dembélé de la Communication qui rappelle les préalables à  la négociation « Nous sommes clairs sur deux principes, l’intégrité du territoire et les principes républicains de laà¯cité qui sont indiscutables. Les Maliens qui voudront négocier devront accepter cela ». Et de préciser que la transition doit être la plus courte possible et que l‘Algérie opposée à  une intervention militaire fait partie de la solution ! » On y croit mais qu’en sera-t-il des élections, auxquelles la résolution fait mention. « Oui, la résolution donne un délai. Avril 2013, si cela est techniquement possible », répond Tiéman Coulibaly. Et de réitérer la parole de Dioncounda Traoré au plus fort de son retour au Mali et pour qui des élections ne peuvent se faire tant « qu’un centimètre de territoire du nord, sera aux mains des islamistes ». Sur la démission de Cheick Modibo Diarra… Le moment fort de la conférence de presse aura été la confirmation verbale de Tiéman Hubert Coulibaly sur la démission forcée de l’ex Premier ministre Cheick Modibo Diarra, le 11 décembre dernier. A la question d’un journaliste, sur la méthode employée par les ex putschistes, le ministre des Affaires Etrangères a levé l’équivoque sur une information qui courrait : «Trouvez-vous normal qu’une autorité de l’Etat, monte une partie des forces armées contre le pays ? ». La chute de Cheick Modibo Diarra faisait donc le consensus général, y compris au sein du gouvernement. La peur que les évènements dégénèrent ce jour là , a fait place à  un calme olympien dans Bamako, on s’en souviendra. En guise de conclusion, les deux ministres ont rappelé aux journalistes, qui s’en feront l’écho partout, que le Mali resterait Un et indivisible. Au même moment, le Premier ministre Django Sissoko, en tournée diplomatique, déclarait à  Abidjan, qu’une intervention militaire était souhaitable, au plus vite et dès que toutes les conditions seraient réunies.

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