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Ecole buissonnière pour les élèves à Bamako

Décidément, le nouvel an commence mal pour le monde scolaire et universitaire. Le Gouvernement n’en peut visiblement plus face à  la recrudescence du front social. Ce sont les étudiants qui donnent le ton en ce début d’année o๠tous les vœux clament la paix, la quiétude et la stabilité pour notre pays. Ils étaient des milliers de groupes scolaires à  suivre le mot d’ordre de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) qui a appelé au boycott des classes. Une marche géante de l’ensemble du monde scolaire est à  l’ordre du jour. Direction, place de l’indépendance. Venu de la rive droite de la ville, la plus grande vague d’élèves et d’étudiants à  pris le pont Fadh, asphyxiant toutes les issues. Aucun usager n’a le droit de forcer le passage. Le groupe était constitué d’enfants et de jeunes de tous les âges. Banderoles et pancartes en main, les manifestants criaient plusieurs slogans : « nous voulons étudier. Trop C’’est trop ! ». Quant aux élèves du lycée, eux scandaient : « nous réclamons nos fournitures scolaires ». Mariam, du lycée Massa Makan Diabaté (11ème) explique qu’au lieu d’un paquet de cahiers (par élèves), l’administration de l’école n’a remis que 3 cahiers aux élèves. Manipulation ? Les plus petits (les élèves du primaire et du fondamental), perdus dans la foule, se contentaient de reprendre en C’œur ce que les ainés proclamaient à  gorge déployée. « Nous n’allons plus cautionner le mal de l’école par notre silence », avertit Mohamed Keà¯ta, un cacique de l’AEEM, section Institut universitaire de gestion (IUG). Un autre membre de l’organisation estudiantine d’ajouter que « les hommes politiques ont détruit ce pays. l’école est le dernier de leur souci… ». Pendant près de deux heures le pont Fadh était inaccessible. Les manifestants à  chaque 50 mètres exhibaient les pancartes et slogans. Les éléments de 4ème arrondissement n’arrivaient pas à  maitriser les dérapages ou encore les agressions d’usagers. A la descente du pont, les usagers peuvent circuler. Sauf que devant, à  la place de l’indépendance, se dresse une muraille d’hommes et de femmes se réclamant du monde scolaire. C’’est dire que le mal s’est propagé. Loin d’être un mouvement d’humeur d’un groupuscule, cette déferlantes des élèves et étudiants impliquent toutes les localités du pays. Toutes la matinée, les manifestants y sont restés. « Nous allons les obliger à  nous considérer. Ou on procédera par la manière forte ! », avertissent-ils. Rappelons que C’’est suite à  la non satisfaction des doléances mentionnées dans la déclaration remis mercredi dernier à  la Primature, que les responsables de l’AEEM ont organisé cette marche.

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