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Douentza libérée ? Le médiateur à Bamako

Deux jours après une première attaque des groupes armés repoussée par l’armée malienne, celle-ci leur a de nouveau fait face la nuit dernière. Des tirs à  l’arme lourde ont été entendus à  Konna, à  70 kilomètres de Mopti, désormais ligne de front. « Nous avons déclenché les opérations contre l’ennemi, qui a tenté de faire face. Nous allons les déloger », a dit un militaire malien sous couvert d’anonymat à  l’AFP, sans donner plus de détails. Douentza reprise aux islamistes D’après de nombreux témoignages, la ville de Douentza (145 km au nord-est de Mopti), sous contrôle des islamistes, a égelement été le théâtre de combats. « Nous sommes en combat, il n’y a rien à  dire », a lâché un responsable militaire sur le terrain. « Nous sommes en bonne position », a-t-il ajouté. De source militaire toujours, la vile de Douentza serait serait revenue sous contrôle gouvernemental. Du côté des islamistes armés qui occupent les trois régions du nord du Mali et une partie de la région de Mopti, c’est le silence radio. Les responsables de Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Dine sont injoignables et aucune information sur le bilan des combats de part et d’autre n’a été communiquée. Mopti est la dernière capitale régionale avant les territoires sous contrôle des islamistes. Entre Konna et Mopti se trouve la localité de Sévaré (moins de 15 km de Mopti), o๠l’armée dispose d’un poste de commandement opérationnel. Selon le site leMonde.fr, un militaire malien a affirmé que des hommes et des armes avaient été envoyés à  Mopti dans la nuit de mardi à  mercredi, et des témoins ont vu une partie de ces renforts se rendre à  Sévaré. Le médiateur de retour à  Bamako Djibrill Bassolé, ministre burkinabé des affaires étrangères et représentant du Médiateur Blaise Compaoré pour la crise malienne, a passé la journée du mercredi à  discuter avec les autorités maliennes. Les nouveaux développements sur le terrain se sont produits alors que des négociations directes devaient se tenir ce jeudi 10 janvier à  Ouagadougou. Elles ont été reportées et M. Bassolé a évoqué hier la date du 25 janvier pour leur tenue. Il s’agit de donner plus de temps aux parties pour se préparer, a-t-il précisé. De sources concordantes, plusieurs dizaines d’officiers venus de plusieurs pays africains sont en conclave à  Bamako ce jeudi. Il pourrait s’agir d’une réunion préparatoire de l’intervention militaire internationale. La communauté internationale soutient l’option d’une intervention armée pour libérer les régions sous occupation mais également celle de négociations pour un règlement pacifique du conflit. Les populations,sont quand à  elles à  bout de patience. Des centaines de personnes ont marché dans les rues de Bamako ce mercredi 09 janvier pour réclamer la libération des régions occupées depuis plus de neuf mois. Des troubles ont éclaté qui ont fait un blessé. Les forces de l’ordre ont également procédé à  des arrestation d’individus armés qui ont profité de al manifestation pour créer du désordre.

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