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Diabali, les civils se terrent chez eux

Diabali, située dans la zone Office du Niger, et à  quelques 400 kilomètres de Bamako, est tombée hier entre les mains des islamistes et terroristes. Cette localité stratégique comprenant plusieurs casernes, vers la frontière mauritanienne a été toute la journée du lundi théâtre de violents affrontements auxquels ont succédé des raids aériens français dès le petit jour de ce mardi 15 janvier. Ces hommes armés auraient quitté dimanche la zone de Tombouctou avant de s’installer lundi dans la localité et aux abords de celle voisine de Niono. « On est cachés à  la maison » La panique s’est emparée de Bamako à  l’annonce de la chute de cette ville importante pour l’armée malienne sur la route de Bamako. A Ségou, les organisations internationales ont rapidement organisé des plans de rapatriement de leur personnel vers la capitale, craignant sans doute une attaque de la garnison suivante, qui se situe dans la capitale de la 4ème région. Les personnes ayant des parents à  Diabali et Niono ont passé la journée au téléphone pour tenter d’avoir des nouvelles des proches. Mme Cissokho dont les parents résident à  Diabali avoue avoir passé une nuit blanche. « Le matin, j’ai pu avoir mon père qui s’est voulu rassurant. On se cache à  la maison, m’a-t-il dit, mais je sentais bien qu’il était inquiet » raconte-t-elle en ajoutant que ce sont surtout les différentes rumeurs qui se sont succédé dans la journée sur le sort réservés aux habitants de la ville et la perspective de frappes aériennes qui l’a le plus stressée. « Maintenant, ça va mieux, conclut-elle. Je l’ai eu à  nouveau ce matin et ça va ». Les frappes aériennes de cette nuit ont porté sur des objectifs ciblés, évitant au maximum de toucher des zones abritant des populations civils. Plusieurs djihadistes ont été tués au cours de l’opération, selon l’AFP qui rapporte des témoignages de résidents. Toujours selon des habitants de Diabali, les islamistes avaient à  leur arrivée demander aux civils de rentrer chez eux pour éviter d’être pris dans les combats. Pour l’instant, on ne sait pas si la ville a été entièrement reprise par l’armée malienne. Les populations restent chez elles et prient pour le retour rapide à  la normale. Ce mardi soir, on annonce des combats au sol avec l’arrivée des troupes françaises de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, venues prêter main forte aux militaires maliens.

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