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Diabali et Douentza libérées (Le Drian)

C’’est de Paris qu’est venue la confirmation d’une information annoncée puis infirmée la semaine dernière. Après avoir frappé pendant plusieurs jours les positions des Djihadistes dans Diabali, l’armée malienne soutenue par les militaires français est entrée dans la localité ce lundi matin. Plusieurs sources ont indiqué le vendredi dernier que les soldats maliens avaient repris le contrôle de cette ville située en zone Office du Niger et prise pendant une semaine par les islamistes armés. Information démentie par des habitants de la localité. Kader, qui vit à  Diabali affirmait samedi «nous n’avons vu aucun militaire pour le moment. Les islamistes sont partis mais il n’y a pas encore de militaires maliens ni français ici». Depuis, la situation sur le terrain a évolué puisque ce lundi, C’’est le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian qui a confirmé l’entrée des troupes dans la ville. Une colonne d’une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouvaient quelque 200 soldats maliens et français est entrée à  Diabali, à  400 km au nord de Bamako, sans rencontrer de résistance, a confirmé un journaliste de l’AFP accompagnant les militaires. Des habitants sont sortis saluer l’arrivée des soldats qui avançaient avec prudence, craignant notamment la présence de mines ou de pièges posés par les islamistes qui se sont repliés hors de la ville après avoir subi de nombreuses pertes en vies humaines et avoir abandonné armes et matériels sur place. Bonnes nouvelles depuis Paris Le ministre français de la Défense a également évoqué la reprise du contrôle de Douentza, à  800 km au nord-ouest de Bamako. Douentza était tombée sans combats le 1er septembre aux mains du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). « Cette avancée de l’armée malienne vers les villes tenues par leurs ennemis constitue une réussite militaire certaine pour le gouvernement de Bamako et pour les forces françaises, intervenant en soutien dans ces opérations », a déclaré M. Le Drian dans un communiqué. Plusieurs sources ont fait état d’un repli des islamistes depuis le centre du pays vers Kidal, dans l’extrême nord-est, à  1.500 km de Bamako, près de la frontière algérienne. Kidal avait été la première ville du Nord conquise par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les islamistes, qui en avaient ensuite évincé leurs anciens alliés. A Bamako, de plus en plus, on s’interroge sur le fait que les informations « fiables » sur les opérations sur le terrain n’émanent pas des officiels maliens mais des autorités françaises. On se souvient de l’épisode de la libération de la ville de Konna, annoncée par l’armée malienne pendant plusieurs jours avant qu’un communiqué de Paris n’y apporte un démenti formel, et qu’une publication des islamistes sur le réseau social Twitter ne mette à  mal la thèse de l’armée. Ce ne sera que quelques jours plus tard, soit le 17 janvier, que la ville sera véritablement reprise. Et une fois encore, la confirmation est venue de Paris. La communication de guerre, une autre façon de faire la guerre…

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