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Kidal: un chef islamiste arrêté

Il est le numéro trois et l’idéologue d’Ansar Dine («Défenseurs de l’islam»). Ce groupe islamiste est l’un des groupes plus influents qui contrôlaient il y a encore quelques jours plusieurs localités du nord du Mali. Mohamed Moussa Ag Mouhamed a été arrêté près de la frontière algérienne «par un groupe armé» avant d’être conduit vers Kidal, selon plusieurs sources officielles maliennes. Sinistre réputation l’homme qui est la tête pensante de l’organisation d’Iyag Ag Ghaly a été arrêté à  In Hallil, près de la frontière algérienne. Selon le gouvernorat de Kidal, on doit cette prise de taille à  « un groupe armé allié». Radio France Internationale (RFI) précise dans un reportage sur le sujet qu’il s’agit en fait du MNLA qui a réussi à  mettre la main sur Ag Mouhamed. Oumeà¯ni Ould Baba Akhmeda, responsable du Mujao, a également été arrêté par les hommes du MNLA. Selon un cadre du mouvement touareg, l’arrestation s’est produite après un accrochage entre le MNLA et un convoi de rebelles qui tentait de passer la frontière algérienne. A Tombouctou, son nom faisait trembler. Touareg originaire de la région, c’est lui «qui ordonnait de couper les mains», a affirmé une source de sécurité malienne. Décrit comme le chef de «la police islamique» de la ville, il faisait partie de ceux qui faisaient respecter la charia (la loi islamique) à  la lettre dans «la ville aux 333 saints» jusqu’à  sa libération, le lundi dernier. A son actif, amputations, coups de fouets aux couples « illégitimes », aux fumeurs. Avec ses « policiers », il a imposé le port du voile intégral aux femmes, interdit la mixité dans les écoles, le football, la danse, la musique et l’alcool. Et aussi, la destruction des mausolées centenaires, lieux de piété pour les musulmans et richesse culturelle classée au Patrimoine mondiale de l’humanité. Kidal, bastion des djihadistes La ville située au nord est du Mali et sa région ont été pilonnés ces derniers jours par l’aviation française. Elles abriteraient plusieurs chefs et combattants de groupes djihadistes (dont Ansar Dine), soupçonnés de s’y être réfugiés après le début des combats. C’était le bastion des «Défenseurs de l’islam» avant qu’un groupe dissident, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), n’en prennent le contrôle aux côtés des rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ces deux groupes soutiennent l’entrée des Français dans la ville mais refusent celles des soldats maliens et africains, craignant des représailles de leur part. Des dépôts logistiques et des centres d’entraà®nement se trouveraient également dans la zone de Tessalit, à  200 km au nord de Kidal, près de l’Algérie. Les autorités françaises pensent également que leurs sept otages seraient détenus dans cette zone, dans les montagnes de Ifoghas. à‰voquant leur sort samedi, lors de sa visite au Mali, François Hollande a lancé un appel aux ravisseurs qui « doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages ».

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