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Cameroun : sept Français, dont quatre enfants, enlevés et emmenés au Nigeria

«Il s’agit de trois adultes et de quatre enfants», a affirmé par téléphone à  l’AFP une responsable sur place, qui venaient de visiter le parc naturel de Waza (nord), une réserve de biosphère classée à  l’Unesco. De Grèce, François Hollande a confirmé qu’il s’agissait bien trois adultes et quatre enfants d’une même famille, appelant les touristes français à  la prudence et précisant que les auteurs de l’enlèvement était un groupe de terroriste identifié au Nigeria. Jointe à  Yaoundé par leParisien.fr, l’ambassade de France au Cameroun affirme que les recherches sont en cours. Interrogé par leParisien.fr à  15 heures, le Quai d’Orsay refusait pour l’instant de confirmer ou d’infirmer l’information, assurant que «le ministère des Affaires étrangères était en lien avec l’ambassade de France au Cameroun» et que «des vérifications supplémentaires devaient encore être menées». C’est la première fois que des touristes occidentaux sont enlevés au Cameroun, bien que des prises d’otages au large des cotes camerounaises surviennent régulièrement, la dernière en date étant survenue le 8 février. Lundi, le groupe islamiste nigérian Ansaru a revendiqué l’enlèvement ce week-end de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d’otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Les kidnappings ont eu lieu pendant la nuit de samedi à  dimanche à  Jama’are, à  environ 200 kilomètres de Bauchi, capitale de l’Etat du même nom, dans le nord du Nigeria, une région souvent secouée par des attaques menées par des groupes islamistes mais o๠peu d’enlèvements se sont produits. A l’heure actuelle, rien ne permet de dire qu’Ansaru est responsable de l’enlèvement des Français au nord du Cameroun ce mardi. Le groupe est considéré comme relativement nouveau et en pleine expansion depuis sa revendication de l’enlèvement d’un ressortissant français en décembre. Certains pensent qu’il est directement lié à  la secte extrémiste Boko Haram, dont les actions violentes ont fait des centaines de morts dans le nord et le centre du Nigéria depuis 2009.

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