Politique › Politique Nationale

Traque aux islamistes : ce qui s’est passé à Kadji…

Une quinzaine d’homme suspectés d’appartenir au Mujao ont été appréhendés dans le petit village de Kadji, à  quelques kilomètres de Gao entre mercredi et jeudi. l’endroit forme une à®le sur le fleuve Niger et est considéré comme un repaire de jihadistes après la prise de Gao le 26 janvier par les forces françaises. Du reste, la population de Kadji, en majorité de confession wahhabite et ses habitants sont suspectés par ceux de Gao d’avoir collaboré avec l’ennemi. Aussi, il a pu être facile pour des islamistes de s’y replier et de se fondre parmi la population pour échapper aux frappes françaises. Régulièrement sollicités pour collaborer, la population de Gao, ou en tout cas certains, habitants auraient pointé du doigt Kadji. «Â Cette opération se préparait depuis un bon moment. C’’est aussi une manière pour l’armée de rassurer la population de Gao fortement éprouvée par 8 mois d’occupation, mais aussi par la dernière infiltration des jihadistes la semaine dernière et les combats de rue qui s’en sont suivis », précise le colonel Souleymane Maiga, de la DIRPA. Collaboration, dénonciations A Gao, la peur règne encore, malgré les patrouilles de l’armée française et si des exactions ont pu y être orchestrées par l’armée malienne, les dénonciations de personnes suspectés d’être des rebelles ou de collaborer avec eux, font l’objet d’arrestations par les autorités locales. Autant qu’une véritable chasse aux islamistes s’est déclenchée dans la zone. Parmi les personnes appréhendées à  Kadji, l’imam de l’une des mosquées et juge qui prononçait des sentences d’amputation ou de lapidation du temps o๠les jihadistes occupaient encore Gao. D’autres comme Ali Mahamar, ancien chef de la police islamique de Gao, courent toujours. Se cacherait-il dans l’une des maisons de Kadji? Pour Saidou Diallo, maire de Gao, Kadji est aujourd’hui en pleine lumière, mais de nombreux jihadistes du Mujao, sont éparpillés dans les villages environnants. Et même dans la zone du Courma, environnant Gao. Enquête en cours «Â La prudence reste de mise et des enquêtes sont entrain d’être menées pour vérifier la complicité ou non des personnes arrêtées à  Kadji jeudi. Après ce travail qu’est entrain de mener les autorités, ceux dont l’innocence sera avérée, seront relâchés », nous précise le colonel Maiga. D’après une source local, proche de la gendarmerie de Gao, l’un des prisonniers aurait soufflé ne pas appartenir au Mujao, mais être un simple citoyen de Kadji. Malgré tout, les dénonciations se multiplieront dans les jours à  venir. «Â Tant que nous ne serons pas débarrassés de ces gens là  et Gao et ses environs nettoyés, nous ne vivrons pas dans la paix ! », commente ce professeur de lycée, qui salue l’intervention au Mali, mais demeure inquiet quant à  la guérilla instaurée par les jihadistes du Mujao. Une guérilla qui pourrait durer encore bien longtemps…

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut