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Un troisième soldat français tué dans la bataille des Iforas

Le parachutiste français a été tué samedi soir alors qu’il « montait à  l’assaut d’une position ennemie » dans le massif des Ifoghas, une région montagneuse proche de la frontière algérienne o๠se sont retranchés les groupes djihadistes, a annoncé dimanche le porte-parole de l’armée, le colonel Thierry Burkhard. Il s’agit du troisième militaire français tué depuis le début de l’intervention au Mali, le 11 janvier. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné qu’il s’était agi de l' »un des combats les plus violents » depuis le début des opérations. Le chef de corps, le colonel Antoine de Loustal a rendu hommage à  cet homme « tombé en soldat, les armes à  la main, au service de son pays, touché à  la tête alors qu’il montait à  l’assaut ». « Malgré son jeune âge c’était déjà  un vieux soldat, il servait au Mali comme chef d’équipe avec sous ses ordres trois parachutistes », ajoute-t-il devant la presse. Le caporal Cédric Charenton a été mortellement touché samedi vers 18 heures par un tir ennemi samedi dans l’Adrar des Ifoghas. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a précisé peu après qu’il s’agissait de l’un des combats les plus violents depuis le début de l’opération française. Cédric Charenton était engagé depuis le 25 janvier sur le territoire alien. Engagé depuis moins de quatre ans dans l’Armée de terre, il avait participé dans le passé à  des missions en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan et au Gabon. Il était célibataire et n’avait pas d’attaches connues dans l’Ariège, bien qu’il ait fait ses classes au 1er RCP en rentrant dans l’armée en 2009, a-t-elle ajouté. Combats meurtriers Selon l’état-major, « au moins une quinzaine » de combattants islamistes ont été « neutralisés », c’est-à -dire tués ou blessés, samedi au cours de ces affrontements, notamment lors de la fouille de « cavités et galeries pouvant être utilisées comme refuges ». L’annonce des affrontements meurtriers survient alors qu’on est toujours dans l’attente d’une confirmation de la mort dans des combats, dans cette même région, de deux des principaux chefs djihadistes, les Algériens Abdelhamid Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, annoncée par le Tchad. L’annonce de leur mort et le silence de Paris sur la question alimentent de nouvelles inquiétudes sur le sort des otages français en Afrique. Vendredi soir, le président tchadien, Idriss Déby, a déclaré qu’Abou Zeid, un des principaux chefs d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), avait été « abattu » par les soldats tchadiens au cours de violents combats dans le massif des Ifoghas. Et samedi, l’armée tchadienne a indiqué dans un communiqué que Mokhtar Belmokhtar, dit ‘le Borgne’, ancien haut responsable d’AQMI récemment entré en dissidence, avait été tué au cours d’un nouvel affrontement dans la zone.

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