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Mali. Abou Zeid est bien mort dans les combats au nord du Mali

Le 1er mars, le président tchadien Idriss Déby affirmait déjà  que ce chef d’Aqmi (Al-Qaà¯da au Maghreb islamique) était tombé dans le nord Mali o๠soldats français, tchadiens et maliens combattent les insurgés. Qui des Tchadiens ou des Français ont tué Abou Zeà¯d ? Abdelhamid Abou Zeid serait donc tombé «lors des combats menés par l’armée française dans l’Adrar des Ifoghas au nord du Mali, à  la fin du mois de février.» L’à‰lysée affirme que «cette disparition de l’un des principaux chefs d’Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel». Début mars, un jihadiste d’Aqmi, cité sous couvert d’anonymat par une agence mauritanienne d’informations en ligne, confirmait l’annonce du Tchad de la mort d’Abou Zeà¯d. Cependant, le jihadiste expliquait qu’Abou Zeid aurait été tué «par un bombardement aérien français dans les montagnes» des Ifoghas «et non par les Tchadiens» qui étaient «à  plus de 80 kilomètres» au moment du bombardement. Depuis l’annonce par le président tchadien de la mort d’Abou Zeid, la France était restée très prudente. Au moins cinq ressortissants français sont toujours otages d’Aqmi. Le 10 mars, Aqmi affirmait avoir tué un sixième otage, Philippe Verdon, enlevé au Mali en novembre 2 011. Sa mort n’a toujours pas été confirmée par Paris. Il s’agirait du premier otage français exécuté depuis le début de l’intervention française au Mali. Un chef radical d’Aqmi Abou Zeid est issu des groupes islamistes qui ont terrorisé l’Algérie dans les années 1990. Lui et Mokhtar Belmokhtar, chef fondateur du groupe des «signataires du sang» dont le Tchad revendique la mort depuis le 2 mars, ont été les maà®tres d’œuvre de l’implantation d’Aqmi au Mali, au Niger et en Mauritanie. Ils y ont commis de nombreux enlèvements et exécutions d’Occidentaux, attentats ou tentatives d’attentats, et s’y sont livrés à  divers trafics, dont celui de la drogue. En juin 2009, son groupe avait kidnappé le touriste anglais Edwin Dyer. Selon plusieurs témoins, c’est Abou Zeid en personne qui aurait égorgé l’otage. Chef islamiste aux multiples enlèvements Abdelhamid Abou Zeid, un Algérien de 46 ans, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, était l’auteur de l’enlèvement des sept employés d’Areva et de Satom, dont cinq Français, sur le site d’Arlit au Niger, en septembre 2010.

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