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Le retrait français inquiète au Mali

4000, C’’est le nombre total de soldats français engagés au Mali. D’après le souhait de la France, il ne devrait en rester que 2000 en Juillet, date de l’élection présidentielle décidée par les autorités maliennes. Et en fin d’année, un millier de soldats seront encore en terre malienne pour continuer la sécurisation. Autant dire que la France a tout prévu. Alors que ces 100 soldats sont déjà  en route et seraient en transit à  Chypre, d’autres sont postés à  Koulikoro pour former 4 bataillons de l’armée malienne à  travers la Mission européenne EUTM Mali. Un retrait planifié, le calendrier électoral en marche Tout semble donc planifié. Même si l’intégrité territoriale du nord n’est pas tout à  fait atteinte, et que la ville de Kidal, reste aux mains des assaillants, du MNLA et de la France, le Mali n’a toujours pas son mot à  dire. l’intervention française, vue comme une libération, montre peu à  peu ses facettes, ses ressorts qui sont plus complexes qu’ils ont en l’air. Hollande qui n’a pas boudé son plaisir entre Tombouctou et Bamako, bains de foule à  l’appui et discours volontariste à  l’appui sait pourquoi il s’est engagé dans cette guerre au Mali. A terme la France, si elle quitte le Mali, maintiendra des bases de surveillance dans la sous-région et chez les voisins du Mali, en intervenant lorsque nécessaire. Bien que critiqué chez lui, bien qu’adulé au Mali, François Hollande s’est dit intraitable sur la tenue des élections et ferme sur la volonté de désengager ses troupes du Mali, quand ces mêmes troupes ont longtemps stationnée en Afghanistan ou en Côte d’Ivoire à  travers la force Licorne. Cette pression que met la France inquiète du reste des autorités maliennes qui savent bien que leurs hommes ne pourront faire face seuls aux jihadistes du nord bien plus armés qu’eux. Ceux qui sont engagés dans l’opération à  Gao, appuient la France en arrière-plan. Ce premier retrait n’est-il pas un moyen pour la France de démontrer au Mali qu’elle mène le jeu ? Un député européen s’est même offert le luxe de réagir sur la question : « l’annonce du retrait français est vécue très difficilement au Mali. Elle provoque beaucoup de craintes chez les partenaires africains et chez les Maliens, qui semblent tétanisés par cette perspective », a souligné M. Danjean devant la presse à  Bruxelles. « l’articulation entre les calendriers militaire et politique va être problématique », car « il y a de sérieux doutes sur la faisabilité » d’organiser les élections en juillet, comme s’y sont engagés les autorités maliennes. » Les autorités maliennes malgré tout persistent. « Nous avons les mains liées face à  notre libérateur. Ces élections nous devrions les tenir selon la volonté de la France et le retrait, nous ne pouvons que l’observer », témoigne ce consultant, déçu par la faiblesse des hommes politiques. Qui se préoccupe du sort des réfugiés au nord ou du dialogue national ? ». Ce premier français s’il reste à  petite échelle, pourrait donc prendre de l’ampleur dans les jours à  venir…

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