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Edito : quand un président en remplace un autre…

La date est symbolique pour l’actuel locataire de Koulouba, arrivé à  la magistrature suprême par un coup du sort… Alors Président de l’Assemblée nationale, et en vertu des dispositions de la Constitution du Mali qui constata la vacance du pouvoir d’ATT, le président du tout puissant parti ADEMA, fut propulsé Président par intérim quelques jours avant, l’élection manquée du 29 avril 2012. Un an plus tard, l’Adema, son parti, vient d’investir un tout jeune candidat pour porter ses couleurs à  la Présidentielle. Dioncounda Traoré symbolise-t-il alors la fin d’un cycle, la boucle de la boucle, d’une ère o๠les vieux caciques du parti de la ruche, auront régné pendant près de deux décennies aux affaires. Conscients des aspirations du peuple malien, déçus par la vieille garde politique, les barons de l’Adema, n’ont pour autant pas rendu les armes. La bataille fut rude et 19 candidats se déclarèrent parmi lesquels de vieux loups, sortis du bois, après des mois de retraite. Inutile de citer des noms, et à  vouloir trouver la perle rare, l’Adema se choisit un jeune candidat, de 46 ans, pour rester dans la course. l’homme en question, militant de la première heure, ex élève du professeur Traoré et qui aura beaucoup donné au parti, crée momentanément la surprise. D’un autre côté, il lui aussi reproché une gestion douteuse, émaillée d’irrégularités de la direction de la Géologie et des mines o๠il officia quelques années. Du reste, beaucoup le considèrent comme faisant partie de l’ancien système, et incapable d’apporter le changement nécessaire. Du reste, sa nomination irrite certains cadres de la ruche qui bourdonne. Un militant Adema appelle même à  lancer une pétition contre ce choix jugé immature. De son côté, Dioncounda Traoré, doit désormais compter les jours qui lui restent, tant l’échéance approche et tant la communication autour de ces élections s’intensifie en même temps que les allers et venues des diplomates français, ou encore les tournées de candidats qui débutent déjà . Si bien des formations, affichent des candidats jeunes, motivés, désireux d’apporter le changement tant voulu au Mali, et si d’autres de la vieille garde défendront leur précarré becs ongles, l’âge fera t-il la différence et Dramane Dembélé a-t-il de réelles de chance de conduire les destinées du Mali à  l’issue de la présidentielle de Juillet 2013. Ou ce choix n’est-il qu’une manœuvre politicienne pour semer la zizanie dans la ruche ? Sinon, on voudra bien croire, qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années…

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