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Les cadres et leaders Tamasheq, attachés à la République

Il a laissé parler son C’œur samedi dernier, 13 avril 2013, à  la Maison de la presse, lors de la conférence de presse animée à  l’occasion du lancement de la plateforme des cadres et leaders des kel tamasheq. « Je n’ai jamais été consulté par l’autorité pour le problème du nord depuis 1992. Pis, on me reproche d’avoir même financé les rebelles depuis l’extérieur. Or J’ai été l’une des premières victimes de la rébellion. Pourtant je suis bien placé pour être consulté ». l’auteur de ces propos n’est personne d’autre que Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre sous Amadou Toumani Touré et ancien ambassadeur du Mali sous Alpha Oumar Konaré à  Bruxelles, après avoir été plusieurs fois ministre au temps de Moussa Traoré. il a déclaré samedi dernier à  la Maison de la presse qu’il n’a jamais été consulté pour les problèmes du Nord. C’’était lors du lancement des cadres et leaders des kel tamasheq, dont il est le président d’honneur. Cette plateforme, qui regroupe tous les tamasheqs, a été initiée par Moussa Mara, président du parti Yèlèma et probable candidat la présidentielle de juillet prochain. Elle a pour objectifs principaux de rejeter, avec force, des clichés médiatisés comme la «rébellion des touaregs du Mali contre leur pays» ou les «conflits intercommunautaires au Mali » ; réaffirmer clairement l’attachement de la communauté de Kel Tamasheq du Mali à  la République, à  la laà¯cité, à  la démocratie et à  l’Etat de droit. La plateforme entend afficher sans ambigà¼ité son démarquage de la violence comme mode d’expression, exiger le démantèlement de toutes les milices et la neutralisation de tous les groupes armés. Elle compte aussi demander sa présence dans tous les débats sur le Nord en particulier et sur le Mali en général ; proposer des solutions crédibles aux problèmes d’intégration sociale et d’harmonie entre les populations en vue de la consolidation de l’unité nationale etc. Au cours de la même conférence, l’ancien ministre de l’Environnement, Mohamed Ag Erlaf a rappelé avec force que tous les touaregs ne sont pas rebelles. Il a de bonnes raisons d’exprimer son dépit de la confusion actuelle. « A cause de la couleur de la peau de mes enfants, on les appelle des rebelles à  l’école». Quant au président actif de la plateforme, Bajan Ag Hamatou, il a rappelé que celle vise au bout du compte la restauration de la paix et la stabilité du pays.

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