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Le Drian à Bamako: l’après-guerre au menu

Alors que les Nations Unies votent un déploiement de casques bleus au Mali, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a entamé jeudi une visite de trois jours au Mali, au Niger et au Tchad, pour «préparer l’après-guerre». L’opération Serval, menée par les troupes son pays doit en effet prendre fin et l’heure est aux préparatifs de l' »après-guerre ». M. Le Drian doit s’entretenir du processus électoral avec le président malien Dioncounda Traoré et le Premier ministre, Diango Cissoko. Puis il se rendra à  Gao, pour rencontrer les forces françaises déployées dans cette grande ville du nord du Mali. Sécurisation du pays La Mission des Nations Unies pour le Mali, la MINUSMA qui doit compter plus de douze mille hommes sera déployée d’ici le mois de juillet prochain. Les troupes en majorité africaine vont prendre le relais des troupes françaises et celles de la MISMA qui assurent la sécurisation des zones libérées de l’emprise des djihadistes depuis janvier dernier. En effet, la phase aiguà« des opérations militaires au Mali s’achève, après la destruction des installations des groupes islamistes armés dans le nord du pays, qui, selon le ministère français de la Défense, ont désormais été «menées sur la quasi-totalité du territoire autrefois contrôlé par les groupes terroristes». Mais avec les attaques terroristes de ces dernières semaines à  Gao et Kidal, il est impératif de maintenir une présence militaire de « pacification » dans la zone. Jean-Yves Le Drian vient donc «adresser un message de confiance aux autorités politiques maliennes afin que les Maliens se saisissent de l’avenir de leur pays», écrit le ministère de la Défense dans un communiqué. Préparer les élections Paris à  l’instar de la communauté internationale met la pression sur les autorités de Bamako afin qu’une élection présidentielle ait lieu en juillet au Mali. Ceci afin de légitimer le pouvoir qui devra mener la reconstruction du pays et la restauration de la démocratie. Légitimité essentielle également, selon Paris, pour engager un dialogue avec les populations du nord, en particulier les Touareg. D’autant plus que le Mouvement National de Libération de l’Azawad, MNLA, a de nouveau défié les autorités de Bamako en les traitant de « putschiste » et refuser de discuter avec elles. Après Bamako, Niamey o๠Jean-Yves Le Drian s’entretiendra avec le président Mahamadou Issoufou. Le Niger, qui compte lui-même des touareg dans sa population, a, selon Paris, un rôle important à  jouer dans le processus de réconciliation malien. Les soldats nigériens, dont un bataillon est déployé à  Ménaka au Mali, intègreront la Minusma. Et enfin, le Tchad, o๠le ministre s’entretiendra avec le président Idriss Déby Itno pour lui exprimer sa reconnaissance pour l’engagement des soldats tchadiens au côté des français au plus fort des opérations dans le nord-est du Mali. Le Tchad a perdu dans les combats au Mali 36 hommes et compte 74 blessés.

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