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Haute trahison: une plainte déposée contre ATT

L’ancien président Amadou Toumani Touré provoque toujours l’ire de certains maliens. C’est le cas du Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali(BIPREM Fasoko) qui vient de porter plainte contre lui pour haute trahison. Le BIPREM est une association née après le coup d’Etat du 22 mars 2012. Un bloc qui dénonce la corruption, la magouille, le népotisme, le favoritisme et s’inscrit dans la dynamique de réunifier tout le Mali dans un bateau de dialogue. C’est lors d’une conférence de presse que le président du Biprem Lassine Diawara a informé la presse du dépôt d’une plainte contre l’ancien président de la république Amadou Touré pour haute trahison. C’était le mardi le 21 à  la maison de la presse devant une vingtaine des journalistes. « ATT doit venir s’expliquer » Cette conférence s’articulait autour des trois points essentiels : la plainte contre ATT, l’organisation des élections présidentielles, et la situation de Kidal et le cas du MNLA. D’entrée de jeu, le secrétaire à  l’information du BIPREM, Alou Badra Diarra a lu une déclaration pour planter le décor. De son propos, on peut retenir que «le BIPREM est arrivé à  la conclusion que la crise que vit aujourd’hui le Mali est arrivée par l’incapacité du président des 10 dernières années à  gérer comme il faut les affaires du pays ». Cette incapacité, poursuit -t-il , s’est traduite par la mauvaise gouvernance, la corruption, la délinquance financière, le trafic de drogue… C’’est dans le souci de rendre justice que le BIPREM a déposé, lundi 20 mai 13 devant le procureur général près la cour d’appel de Bamako une plainte contre Amadou Toumani Touré pour haute trahison et crimes contre le Mali. A cet effet le président du BIPREM argue que ATT depuis Dakar ATT a les mains invisibles dans la gestion de la transition. « ATT doit venir s’expliquer aux maliens sur la crise laquelle au lieu de rester tapis dans l’ombre» fulmine -t-il. Abordant les élections présidentielles prochaines, le BIPREM estime qu’ il est inacceptable d’organiser les élections sans Kidal. « Kidal est une partie du Mali, dans un à‰tat les élections doivent se dérouler dans les territoires ». L’autre point évoqué par ce bloc est la nomination de Tiebilé Dramé pour entamer le dialogue entre les autorités et le MNLA. Aux yeux des membres du BIPREM, il ne sert à  rien de créer une commission du dialogue et de réconciliation et de nommer un médiateur pour faire le même travail.

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