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L’ONU préconise une « vaste stratégie intégrée pour le Sahel »

Ce document visant une « stratégie intégrée » dans le Sahel a été élaboré par les services de l’envoyé spécial pour le Sahel Romano Prodi et transmis vendredi 14 juin par le secrétaire général Ban Ki-moon aux 15 membres du Conseil de sécurité. « Aide technique » L’ONU, indique le rapport, veut aider les pays du Sahel à  « établir des mécanismes coordonnés pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé afin que police, garde-frontières, armée, douanes (…) travaillent ensemble de manière cohérente et dans le respect des droits de l’homme ». Parmi les nombreuses idées avancées figurent une « réunion régionale des services de renseignement pour échanger des informations sur la menace d’Al-Qaà¯da et de ses affiliés ». L’ONU propose aussi une « aide technique » aux policiers et magistrats des pays concernés et invite ceux-ci à  se concentrer davantage sur le financement des activités illégales. Un des points également évoqués est « l’échange d’informations (..) entre les aéroports en Amérique latine, Afrique de l’ouest, Sahel, Maghreb et Europe pour contrer les trafics à  la source, à  destination et en transit ». « En 2012, dix-huit tonnes de cocaà¯ne d’une valeur marchande de 1,25 milliard de dollars ont transité par l’Afrique de l’ouest et une partie serait passée par le Sahel », souligne le rapport. « Action collective » Cette vaste « stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel » a l’ambition de s’attaquer à  tous les aspects de la crise: amélioration de la gouvernance, lutte contre la criminalité (trafics de drogue, de personnes, d’armes et de cigarettes, blanchiment d’argent) et contre le terrorisme, aide humanitaire à  11,4 millions de personnes menacées par la faim dont 5 millions d’enfants de moins de 5 ans. « Les problèmes au Mali ne doivent pas être envisagés de manière isolée », explique Ban Ki-moon dans ce rapport. « à‰tablir une paix et une sécurité durables nécessite une action collective pour traiter les racines de l’instabilité, qui s’étendent bien au-delà  des frontières du Mali ». Le secrétaire général de l’ONU se déclare « particulièrement inquiet des liens apparents entre des syndicats du crime impliqués dans le trafic de drogue et des groupes armés actifs dans la région ». « Nous devons nous concentrer simultanément sur la sécurité, la diplomatie et le développement (…) y compris les relations avec l’Afrique de l’ouest et le Maghreb », explique-t-il.

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