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Déchets dangereux: début de la première COP à Bamako

La première Conférence des Parties à  la convention de Bamako sur l’interdiction d’importation en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontaliers et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique a débuté ce lundi matin à  l’hôtel Azala௠Salam de Bamako. l’examen et l’évaluation des points inscrits dans un nouveau texte sur cette convention sont en cours. l’objectif principal de cette rencontre à  Bamako est la mise en œuvre d’un cadre politique pour l’application effective du contenu de ces décisions. l’Afrique a été pendant longtemps, le principal point de chute des déchets toxiques, et elle devrait « réagir » à  présent. C’’est de cette prise de conscience généralisée pour mettre l’Afrique à  l’abri des menaces des dangers résultant des mouvements transfrontières des déchets dangereux, qu’est née l’idée d’élaborer une convention purement Africaine sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets dangereux, le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique. Le but de la Convention de Bamako, c’est aussi d’interdire l’importation de tous les déchets dangereux et radioactifs vers le continent africain quelle qu’en soit la raison; minimiser et contrôler les mouvements transfrontières de déchets dangereux dans le continent africain. Il s’agit aussi d’nterdire toute immersion de déchets dangereux dans les océans et les eaux intérieures ou toute incinération de déchets dangereux. Il est également important d’assurer que l’élimination des déchets est réalisée de manière écologiquement rationnelle. Les Parties veulent promouvoir la production propre s’appuyant sur la poursuite d’une approche d’émissions acceptables basée sur les hypothèses de capacité d’absorption. Et enfin, établir le principe de précaution. Protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets nocifs Cette réunion a quatre objectifs fondamentaux à  savoir : promouvoir les méthodes de production et des techniques destinées à  assurer une gestion rationnelle des déchets dangereux produits en Afrique, en particulier pour éviter, réduire et éliminer la production de ces déchets ; déplacer en cas de nécessité, les déchets dangereux conformément aux conventions et recommandations régionales et internationales pertinentes ; protéger par un contrôle strict, la santé humaine et l’environnement contre les effets nocifs résultants de la production des déchets dangereux ; et s’attaquer de façon responsable au problème des déchets dangereux produits sur le continent africain. La Convention de Bamako est une réponse à  l’article 11 de la convention de Bâle qui encourage les Etats à  conclure des accords bilatéraux, multilatéraux et régionaux sur les déchets dangereux pour aider à  réaliser les objectifs de la convention. l’impulsion de la Convention de Bamako est provoquée également par l’incapacité de la convention de Bâle à  interdire le commerce des déchets dangereux vers les pays les moins développés ainsi que le constat que plusieurs pays développés exportaient des déchets dangereux vers l’Afrique (cas de Koko au Nigéria, cas du Probo Koala en Côte d’Ivoire…). Les travaux se poursuivent demain mardi. Et mercredi 26 juin, les acteurs vont se retrouver pour la restitution des travaux et la clotûre de la rencontre de Bamako ainsi que la réunion des ministres de l’environnement des pays Parties.

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