Société › Éducation

FMPOS : violences entre policiers et étudiants

Ce devait être un sit-in de protestation, cela a viré à  l’affrontement entre la police et les étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-stomatologie (FMPOS). Ce mardi matin, ces derniers s’étaient donné rendez-vous devant l’entrée de la faculté pour dire non à  leurs professeurs qui envisagent de partir à  nouveau en grève. Il faut rappeler que les trois dernières années, les grèves à  répétition du corps enseignant ont fait perdre plus d’une année aux étudiants de cette faculté. A plusieurs reprises déjà , ils avaient battu le pavé pour que les autorités se penchent sur la situation de leur faculté et trouvent une solution durable. De nombreux blessés et des actes de vandalisme C’est donc pour réclamer la reprise des cours que la manifestation a été organisée. « Nous sommes sortis pacifiquement, personne n’a commis d’acte de violence » témoigne un étudiant. « Ils (les policiers) nous sont tombés dessus pendant qu’on tenait un meeting. Je ne sais pas ce qui s’est passé, ni qui les a appelé mais ça a tourné à  l’affrontement. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes et les étudiants ont riposté avec quelques pierres et ont dressé une barricade sur la route menant au Point G ». Des renforts policiers sont arrivés par la suite et la situation a dégénéré. Selon un autre étudiant, il y a plusieurs blessés. Certaines sources affirment même qu’il y a eu des tirs d’armes automatiques, mais rien ne vient confirmer cette version pour l’instant. Les forces de l’ordre ont procédé à  plusieurs interpellations. Des étudiants joints sur place ont affirmé avoir été « bastonnés, leurs affaires pillées par les policiers qui ont fait du porte-à -porte pour frapper les étudiants, filles et garçons confondus ». « Mon voisin a eu le crâne touché, nous l’amenons à  l’hôpital » déclare un jeune rencontré sur place. C’est la colère et l’incompréhension totale qui règnent actuellement au « village » du Point G o๠résident majoritairement des étudiants étrangers. Ceux-ci se disent dépassés par la violence employée alors qu’ils « n’ont fait que demandé à  aller en cours ». Le calme est revenu sur les lieux mais la tension reste vive. Plusieurs personnes qui s’étaient retrouvées bloquées dans l’hôpital du point G ont pu rentrer chez elles après avoir dû se réfugier dans les chambres des malades pendant les heurts.

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