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IBK : son dernier combat pour la conquête du pouvoir

Après avoir terminé ses études secondaires et supérieures en France, Ibrahim Boubacar Keà¯ta (IBK) a été chargé de recherche au célèbre Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et a enseigné les systèmes politiques du Tiers-Monde à  l’Université de Paris Tolbiac. De retour au Mali en 1986, IBK s’est impliqué dans le développement économique et social de son pays en tant que conseiller technique principal de l’Union européenne pour le Fonds européen de développement (FED), puis au sein de l’ONG Terre des hommes France, dont il a été le directeur pour l’Afrique de l’Ouest. La même année, Ibrahim Boubacar Keà¯ta participe clandestinement, au mouvement démocratique malien qui amène la révolution de 1991 mettant fin à  23 ans de dictature. Membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), il sera son président de 1994 à  2000. Ibrahim Boubacar Keà¯ta contribue activement, en tant que directeur adjoint de campagne, à  l’élection d’Alpha Oumar Konaré en avril 1992 sous les couleurs de l’Adema. IBK ou le « Kankeletigui » (« l’homme qui n’a qu’une parole » en bambara) est alors nommé successivement porte-parole et conseiller diplomatique du président Konaré, puis en 1993 Ambassadeur en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Gabon, avec résidence à  Abidjan, ministre des affaires étrangères, et enfin Premier ministre de 1994 à  2000. A la suite de désaccords au sein de son parti, IBK quitte l’Adema en 2000 et fonde le Rassemblement pour la République (RPM) en juin 2001 et sera candidat à  l’élection présidentielle d’avril 2002. Il apporte alors son soutien à  Amadou Toumani Touré, qui est élu au second tour face à  Soumaà¯la Cissé, candidat de l’Adema. Le RPM arrive en tête des élections législatives, et IBK, élu député à  Bamako, se voit porté à  la présidence de l’Assemblée nationale. En 2007, il échoue une seconde fois, contre ATT, réélu dès le premier tour. Ibrahim Boubacar Keà¯ta est Grand Officier de l’Ordre National du Mali et Commandeur de la Légion d’honneur française. Il a été vice président de l’Internationale socialiste, et a également présidé l’Union des parlementaires africains.

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