Société › Éducation

Marche de l’AEEM: « On veut étudier »!

« Les grèves à  répétition, nous n’en voulons plus! », « On veut étudier! », « Ouvrez nos facs! »…Les slogans étaient nombreux mais tous trahissaient le même sentiment de ras-le-bol du monde estudiantin face à  la situation des universités au Mali. En effet, les facultés sont de nouveau fermées suite à  un débrayage du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) a organisé hier une marche pacifique de la FAST à  la Primature pour remettre au Premier Ministre une pétition pour la reprise immédiate des cours. En plus de la grève qui leur fait craindre une année blanche, les étudiants protestaient contre le comportement des forces de l’ordre qui ont disperser dans la violence le mardi dernier un sit-in des étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’ondoto-stomatologie (FMPOS). Ils demandent que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé ce jour là , plusieurs dizaines d’étudiants ont été bastonnés et certains ont été grièvement blessés, d’autres interpellés et incarcérés. La troisième revendication de l’AEEM concerne la situation des bourses de toutes les universités et des grandes écoles du pays, bloquées depuis le début de la crise en 2012. Bamako paralysée, aucun débordement Pendant pratiquement trois heures, les marcheurs ont battu le pavé. Provoquant du même coup d’énormes embouteillages dans la capitale. Le parcours des manifestants était quadrillé par un impressionnant dispositif de sécurité composé de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale de même que la Cité administrative qui abrite la Primature. Dirigée par les responsables du bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), la manifestation pacifique n’a connu aucun débordement. C’est le Chef de Cabinet du Premier Ministre qui a reçu les étudiants représentés par une quinzaine de leaders. Ces derniers étaient conduits par le secrétaire général de l’AEEM,Sékou Diallo. A Boubacar Sow, ils ont exposé leurs préoccupations en particulier la crainte d’une nouvelle année blanche, après celle de 2011 invalidée pour cause de perturbations récurrentes.Ils exigent purement et simplement la reprise des cours et des négociations entre l’à‰tat et leurs professeurs. Ainsi que la réparation des locaux saccagés lors de la dispersion du sit-in de mardi dernier et la restitution des effets personnels enlevés ce jour-là . Toutes ces exigences ont été consignées dans une déclaration qui a été remise pour le chef du Gouvernement, Diango Cissoko.

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