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Un mort dans des violences à Kidal

Tout serait partie d' »une rumeur selon laquelle des renforts de l’armée malienne étaient arrivés à  Kidal. On a alors entendu des civils scander « Vive l’armée, Vive le Mali », d’autres répliquant « Vive l’Azawad » « Il y a eu des coups de feu entre un groupe de Touareg accusés d’être du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion) ou proches du MNLA, et des populations noires », selon une source militaire africaine, qui confirme qu' »il y a eu au moins un mort ». Interrogé par l’AFP à  Bamako, le Colonel Diaran Koné, du ministère malien de la Défense, a parlé « de quatre morts, et de beaucoup de blessés », chiffres qui n’ont pas été confirmés par d’autres sources. « J’ai vu le corps ensanglanté d’un jeune homme, de moins de 30 ans. Il a été atteint à  l’abdomen, sur le flanc gauche. Il y avait beaucoup de blessés. Des véhicules et des biens des personnes se réclamant du Mali ont été détruits », a indiqué un agent de la santé sous couvert de l’anonymat. Un témoin, cité par l’AMAP, assure que la victime « a été abattue à  bout portant » par un autre jeune homme pro-MNLA. Les violences auraient commencé vers 21 heures et des coups de feu ont été entendus à  trois reprises. Les forces onusiennes et françaises ont mis du temps avant de venir disperser les protagonistes en procédant à  des tirs en l’air et des arrestations. Vive tension ce vendredi Au cours de ces affrontements, il y a également eu des saccages, particulièrement de boutiques appartenant à  des personnes originaires de Gao. « Actuellement, un calme précaire règne ici, toutes les boutiques des commerçants sont fermées », a déclaré ce matin un proche du gouverneur de la région. Le Colonel Diaran Koné a appelé « la communauté internationale » a reconnaà®tre « la violation » par le MNLA de l’accord de paix entre la rébellion touareg et le gouvernement malien de transition, signé le 18 juin à  Ouagadougou. La population, quant à  elle est à  présent dans la crainte d’autres violences. Des dizaines de civils auraient trouvé refuge depuis hier nuit au camp militaire de la ville. « Nous craignons ce genre de tension entre les différentes ethnies qui ont vécu ensemble pendant des années dans la même ville. à‡a risque de dégénérer. La sécurité ne se partage pas entre deux armées rivales dans une même ville », indique un élu de la région. Les parents du jeune homme tué n’entendent pas laisser le crime impuni. Aux dernières nouvelles, la situation est très tendue à  Kidal ce vendredi. Kidal était occupée depuis février par les rebelles touareg du MNLA, jusqu’à  leur cantonnement qui s’est fait en parallèle à  l’arrivée le 5 juillet de quelque 150 soldats maliens, conformément à  l’accord de Ouagadougou. L’arrivée des soldats maliens dans la ville, o๠le gouverneur se trouve depuis lundi pour préparer la présidentielle, avait déjà  provoqué des tensions entre partisans et opposants à  la présence de l’armée.

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