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Mali: la médecine traditionnelle et moderne sont-elles complémentaires?

l’objectif de cette journée est de sensibiliser le public sur le rôle essentiel que joue la médecine traditionnelle en terme d’amélioration de la santé. Comme son nom l’indique, le traitement se fait par les plantes, les peaux d’animaux, des minéraux, des objets mystiques etc. Malgré des progrès notables, beaucoup reste à  faire dans ce domaine. Le manque de réglementation, le dosage des produits, la désorganisation du secteur etc. constituent un handicap pour l’institutionnalisation de cette médecine en Afrique. Pour Tiesira Traoré, tradithérapeute en commune I de Bamako, tout homme a sa plante de traitement. « Le dosage est un terme inventé par les Blancs. Il suffit d’avoir la bonne plante pour soigner les maladies même celles dites incurable» soutient –t-il. Des efforts pour respecter les normes Par contre certains tradipraticiens ont amélioré leurs produits en respectant des normes et le dosage. Sidiki Tangara, gérant de la Promotion de la médecine traditionnelle (PROMETRA) affirme que « tout produit issu de la plante doit être dosé en fonction du besoin de l’organisme humain. Raison pour la quelle nous mentionnons les dosages sur tous nos produits. Nous travaillons avec des centres de santé qui nous font confiance ». Au Mali, beaucoup consultent en premier lieu les tradipraticiens pour se soigner avant de faire recours à  la médecine moderne en cas de complication. Selon les tradithérapeutes, les médecins modernes manquent de considération à  leurs égards car n’ayant pas confiance à  leur médicament. « Nous envoyons des patients à  l’hôpital faire leur diagnostic mais par contre nous ne recevons pas des malades de la part de ces médecins» explique Adama Ouedraogo. Même si la médecine moderne dite conventionnelle fait appel aux technologies biomédicales pour diagnostiquer et traiter les maladies, à  travers la chirurgie ou d’autres formes de thérapies, une mauvaise manipulation ou un mauvais dosage peut aussi provoquer des complications. « La complémentarité entre les deux médecines est une réalité » Au département de la médecine traditionnelle basée à  Sotuba, le Docteur Djibril Coulibaly indique que la complémentarité entre les deux médecines est une réalité, « les médecins conseillent des médicaments traditionnels améliorés aux patients tels que le Sirop Balembo contre la toux, l’hépatisane contre les troubles dyspeptiques comme la constipation, le malarial contre la paludisme et le syndrome grippal, etc. » Précisons que C’’est à  Maputo lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement en 2003, qu’a été approuvé l’institution de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, suite à  l’adoption en l’an 2000 d’une résolution sur  » la Promotion du rôle de la médecine traditionnelle dans le système de santé : stratégie de la région africaine « .

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