Sport › Autres sports

Jeux de la Francophonie : la grande vadrouille

Après la République Démocratique du Congo qui annonçait lundi la disparition de 10 membres de sa délégation, le staff ivoirien a constaté mardi 10 septembre que trois de ses compétiteurs avaient déserté la résidence universitaire « Les Collinettes » de Nice pour des destinations inconnues. Ce n’est pas la première fois que des athlètes ou des artistes africains, venus en France ou en Europe pour une mission précise, s’évanouissent dans la nature. Le ministre congolais des Sports et loisirs, Baudouin Banza Mukalay, a dit regretter cet acte qui n’honore pas le sport congolais. « C’est déplorable. Le gouvernement a mis beaucoup de moyens pour que nous participions à  ces jeux (…) Pour que vous alliez dans des telles compétitions, il faut avoir la conscience d’aimer son pays, de le défendre, défendre son image, se produire et rentrer a-t-il affirmé. Par ailleurs, un jeune footballeur gabonais, Kévine Bouanga des U-20 s’est vu refuser le visa devant lui permettre de participer aux jeux de la Francophonie qui se tiennent actuellement à  Nice, pour s’être «évadé» en 2009 lors d’un tournoi à  Montaigu. Au lieu de se concentrer sur les différentes épreuves sportives ou culturelles, les différents staffs veillent désormais sur les participants pour empêcher leur fuite. A cette allure, on risque de compter plus d’athlètes africains disparus que de médailles. Ces disparitions d’athlètes à  l’occasion de compétitions internationales sont une longue tradition qui remonte aux années 1950, lorsque le monde était plongé en pleine guerre froide. Aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956, 45 sportifs hongrois avaient ainsi demandé l’asile à  l’Australie. Depuis, les défections sont régulières. En 1996, presque toute l’équipe féminine de basket de l’ex-Zaà¯re (actuel RDC) a profité de sa participation aux JO d’Atlanta pour rester aux Etats-Unis. En 2001, 106 athlètes ont réclamé l’asile politique au Canada après les IVe Jeux de la francophonie. l’année suivante, à  la fin des Jeux du Commonwealth organisés à  Manchester, la délégation de la Sierra Leone est repartie avec seulement dix de ses trente représentants. Lors des Jeux Olympiques de 2012 à  Londres, sept athlètes camerounais, trois membres de la délégation ivoirienne dont deux nageurs et un entraà®neur de lutte et d’autres athlètes africains avaient disparu. Face à  de telles attitudes, les conditions d’octroi de visa aux Africains seront davantage dures… déjà  que c’était pas facile.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut