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Dialogue tous azimuts avec les représentants du nord

Le vœu d’Ibrahim Boubacar Keita à  peine investi était d’instaurer rapidement le dialogue avec le nord. Côté diplomatique, les choses s’accélèrent, avec les différentes prises de contacts entamées dans la capitale mais aussi au nord. Le voyage à  Kidal de trois ministres pour baliser le terrain est une illustration de la volonté de recréer ce lien social et nationale avec la partie septentrionale de notre pays. L’unité est en jeu mais surtout l’intégrité du territoire national et la cohésion sociale, meurtrie par des mois de crise. A Bamako, plusieurs fronts : Une rencontre à  l’hôtel Massaley depuis dimanche réunit les représentants des différents groupés arméspour discuter de façon inclusive entre eux. Il s’agit notamment des délégués du MNLA (Mouvement de national de libération de l’Azawad), dont Brahim Ag Mohamed Assaleh, du HCUA (Haut conseil unifié de l’Azawad), dont Ahmada Ag Bibi, du MAA (Mouvement arabe de l’Azawad), dont Mohamed Mahmoud El Oumrany, et du FPR, (Front patriotique de résistance), comprenant le Gandakoy et le Ganda-Izo qui sont représentés par Me Harouna Toureh et Ibrahim Maà¯ga. Cette pré-concertation, selon le journal Lessor, est conduite par un groupe de modérateurs dont Mamadou Bamou Touré, représentant des familles fondatrices de Bamako, l’ancien ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, et Daouda Maà¯ga, un des acteurs de l’Accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin 2013. Préparation des Assises nationales du Nord Si les négociations doivent reprendre d’ici une soixantaine de jours, il faut vite accorder les violons. A Koulouba, une rencontre réunit par ailleurs le président de la République avec différents groupes armés ce mardi. « l’une de mes priorités sera la réconciliation nationale. Je veux recoudre le tissu national abà®mé, déchiré par des mois de crise. Pour réussir J’appellerai à  un vaste dialogue national. C’’est une urgence absolue. Je convoquerai les assises nationales du Nord avant la fin de 2013″, a déclaré IBK lors de son discours d’investiture. Une plate-forme qui devra rassembler toutes les communautés du nord du pays, les forces politiques, les chefferies traditionnelles, les représentants de l’administration locale et centrale, des experts et des représentants de la société civile autour de la table, sur la base de l’existant en faisant le bilan des accords passés, les Maliens pourront discuter de façon sereine des défis du nord du pays : développement économique et social, rôle de l’Etat, lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Tous ensemble nous pourrons renforcer la cohésion nationale, parmi les promesses de campagne. Crever l’abcès donc, rouvrir les plaies pour mieux les panser et entame le processus de réconciliation national. Du nouveau président, on attend beaucoup notamment sur la question sensible du développement des régions nord du Mali. L’intéressé semble l’avoir compris et pris la mesure des choses…

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