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Comment les shebab sapent la stabilité de la Corne de l’Afrique

Trois jours après l’attaque du 21 septembre qui a fait 68 morts, les forces kényanes ont repris en grande partie le contrôle du centre commercial Westgate à  Nairobi. Deux hommes du commando shebab seraient encore retranchés dans le bâtiment et détiennent des otages, comme l’a confirmé le groupe islamiste sur son nouveau compte Twitter. Malgré sa faiblesse politique en Somalie, le groupuscule Al-Shebab, affilié à  al-Qaida, reste un facteur d’instabilité sécuritaire dans la Corne de l’Afrique, analyse Le Monde. D’après l’article, l’attaque de Nairobi est représentative d’une «guerre asymétrique» entre les groupes radicaux et des Etats plus puissants qu’eux. Même si la milice shebab ne dispose plus que de quelques milliers d’hommes, elle parvient encore à  recruter à  l’étranger, loin de ses bases, et dispose d’une importante force de frappe, observe le journal. D’après Le Monde, faute de combat frontal, les shebab multiplient les attentats pour maintenir un «arc de terreur» d’une rive à  l’autre du continent africain. Il s’agit aussi de frapper les puissances occidentales, comme lors des attentats de Kampala (Ouganda), le 11 juillet 2010. Le Kenya dans l’œil du cyclone Mais C’’est le Kenya qui est particulièrement visé depuis quelques années, avec 17 attaques terroristes depuis 1998, précise le site. Elles ne sont pas toutes menées par Al-Shebab mais le groupe indique cependant clairement son intention de «châtier» le pays après l’implication de l’armée kenyane dans l’offensive africaine multinationale qui a contribué à  chasser les shebab du pouvoir en Somalie. «Ce que les Kényans voient à  Westgate, C’’est de la justice punitive pour les crimes commis par leur soldats», revendique la milice islamiste sur Twitter. De fait, le choix de la cible des terroristes n’est pas anodin, ajoute Le Monde. Ce lieu touristique bondé, symbole de la société de consommation, fréquenté à  la fois par des étrangers et des Kényans aisés, permet aux shebab de frapper l’Occident tout autant que Nairobi, souligne l’article. Le journal explique que l’attaque de Nairobi a plusieurs retombées pour les terroristes. En plus de leur offrir une «publicité» mondiale, C’’est aussi l’occasion de pointer les failles sécuritaires des puissances occidentales et de saper le tourisme et l’économie kényans en instaurant un climat de terreur, conclut l’article.

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