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AQMI : le cellulaire comme outil d’attaque

La scène est risible. Ce lanceur d’obus lâché en pleine nature par les terroristes d’AQMI et avec lequel, ils ont tiré des obus sur Gao, montre à  quel point ils sont toujours équipés d’armes lourdes. Pire, ces téléphones portables accrochés aux branches des arbres et ayant servi de détonateurs, apparaissent comme une volonté pour les « ennemis du Mali », dixit la formule de notre confrère de l’ORTM, de laisser une signature. Pour chaque acte posé. Selon le colonel Major Abdoulaye Coulibaly commandant du théâtre d’opération Mali, les obus lancé sur Gao ont été déclenchés à  partir de numéros de téléphones portables. Ce seraient des obus de fabrication artisanale lancés à  7 Km de Gao. Et grâce aux fouilles approfondies de l’armée malienne, on a pu désamorcer deux autres obus qui étaient cachés dans le broussailles avec le concours des populations locales, auxquelles, il est demandé une plus grande vigilance. Le cellulaire dans le désert Les membres des katibas d’AQMI eux se déplacent très vite sur le terrain. Les agents secrets français auraient même observé certains de leurs mouvements au moyen de satellites et bien avant l’attentat de Tombouctou. Ils communiquent aussi à  l’aide de portables. Serge Daniel l’écrivait dans son ouvrage, « Aqmi ou l’industrie de l’enlèvement » et soulignait le rôle des téléphones cellulaires dans la planification des attaques de la nébuleuse terroriste. Dans un entretien accordé à  Christophe Boisbouvier, le correspondant de RFI, décrit l’utilisation du portable : « Dans le désert, tous les satellites sont sur tables d’écoute américaines, françaises etc. Même des pays comme la Mauritanie écoutent facilement aujourd’hui. Alors, ils prennent des téléphones portables avec des puces qu’ils changent tout le temps ». Alors s’en servir pour déclencher un lanceur d’obus, il n’y a aucun pas que les terroristes d’AQMI, férus de technologie, ne peuvent pas franchir. Avis aux militaires maliens, qui doivent développer le renseignement, et rien d’autre, pour contre attaquer…

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