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Col Faguimba Kéïta : »Les accidents de la route ont fait 165 morts en 2013″

Quel bilan peut-on faire des interventions de la protection civile de Bamako durant l’année 2013? Les statistiques les plus récurrentes correspondent aux accidents de la route. En 2013, la Direction a enregistré 8.701 cas, avec environ 13.000 blessés graves, 165 décès et 12.000 autres blessés. En ce qui concerne les incendies, 438 feux et incendies ont été signalés, 61 blessés graves, 3 décès et 58 blessés. Du côté des secours à  victimes, l’on dénombre 400 interventions : 652 cas de blessés graves et 93 décès, 493 autres blessés. La Direction générale a fait de grandes interventions, comparativement à  2012 o๠les chiffres n’atteignaient pas ce niveau. Pourquoi cette hausse des chiffres? Il y a eu beaucoup de campagnes de sensibilisation, d’informations et même de formations. Malgré tout, les cas de décès sur la route sont encore élevés. Les premières victimes sont les jeunes. C’’est un problème d’éducation auquel les autorités doivent faire face et gérer avec la dernière rigueur. Nous formons et informons les jeunes concernant le respect du code de la route, le port du casque et ce qui s’en suit. A notre niveau, nous faisons ce que nous pouvons pour la formation et la sensibilisation. Je sais que la presse fait aussi ce qu’elle peut. Chacun doit prendre ses responsabilités, la jeunesse et les autorités. Quelles sont les difficultés rencontrées par la protection civile de Bamako actuellement? Notre première difficulté est liée au budget qui est insuffisant. Le budget trimestriel ne peut pas couvrir les besoins d’un seul mois. Cependant, nous nous appuyons sur certaines entités décentralisées, comme les collectivités, même si l’apport n’est pas assez significatif. Comme les autres services de sécurité, il y a un appui parallèle dont nous devons bénéficier. Nous réitérons notre demande aux collectivités de nous venir en aide. La mairie du district de Bamako fait sa part, mais les autres ne réagissent pas. La protection civile doit être incluse dans les dépenses des communes. Ce qui est selon ma compréhension une obligation. Le parc automobile de la protection civile est très vieillissant. Les véhicules sont utilisés tous les jours de l’année, du matin au soir. Ce sont des véhicules qui ne connaissent pas de repos, donc l’amortissement est rapide. De plus, le nombre d’automobiles est nettement insuffisant à  Bamako qui compte plus de deux millions d’habitants. Pour les secourir, nous avons deux compagnies, cinq centres de secours et deux postes de secours (Marakakoungo et Ouélessebougou) à  la sortie de la ville. Nous avons un effectif de plus 500 agents. Chacun des centres possède un véhicule de secours et une ambulance. Chacune des communes de Bamako doit avoir au moins deux centres de secours avec les moyens adéquats, malheureusement nous n’en sommes là  à  présent, même si l’effectif humain est là , le C’’est nettement insuffisant par rapport aux normes internationales car les services de secours doivent être le plus proche possible des populations.

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