Culture › Musique

Ségou a retrouvé son festival

Plusieurs activités étaient au rendez-vous de cette 10è édition. Des colloques, des rencontres artistiques et professionnelles, la foire qui a réuni plus une centaine d’exposants, le vernissage et plusieurs concerts qui ont réuni des jeunes artistes et des maestros de renommée comme Sékouba Bambino, Salif Keita. Le public a également fait le déplacement dans la 4è région administrative. « J’ai beaucoup apprécié le choix des artistes, ils étaient à  la hauteur et ils nous ont émerveillé » a déclaré Ali Diakité. Pour le journaliste Assane Koné, C’’est le même niveau d’organisation sauf que cette année, les programmes ont été réduits étant donné qu’il y a eu un moment de relâchement à  cause de la crise. Les festivaliers ont bravé les mises en garde des ambassades Si les nationaux se sont déplacés massivement, les expatriés même s’ils n’étaient pas nombreux comme par le passé, ont également répondu à  l’appel malgré les mises en garde de la Minusma et des ambassades sur les risques d’un éventuel attentat. Présente à  deux précédentes éditions, Nickl, une allemande affirme avoir été dissuadée par ses amis en Europe. Vu l’engouement que le festival suscite, elle a tenu à  faire le déplacement pour voir le Mali après la crise. Nickl affirme qu’elle n’est pas déçue et a constaté que tout s’est bien passé bien. La sécurité était plutôt discrète en ville ou à  l’intérieur du site. Avant chaque concert tous les soirs, ceux qui n’avaient pas leurs bracelets (synonymes de tickets) étaient priés de quitter l’enceinte. Les contrôles étaient renforcés à  l’entrée lors des concerts : fouille des sacs et corporelle, utilisation de détecteurs de métaux. Chose étrange, samedi soir, une alerte attentat a bien failli décourager certains festivaliers de se rendre sur les lieux du concert, en face du Quai des Arts, pour voir Salif Keita. Le personnel de l’ambassade d’Allemagne y compris l’ambassadeur ont rapidement quitté les lieux vers 22h. »Il n’y avait pas de quoi avoir peur, tout était sous contrôle et la sécurité dans Ségou, aux abords du festival et dans les environs de Ségou, a été renforcé. Vous imaginez bien que nous n’aurions pas osé faire ce festival sans assurance des plus hautes autorités », témoigne Daffé, un habitué du festival. Pas assez de site d’hébergement A Ségou, C’’est l’hébergement qui pose problème. « Ségou n’était pas dans le planning touristique, C’’était une ville de transit avant d’aller à  Mopti et dans d’autres localités touristiques. C’’est à  la faveur de ce festival qui réunit 15.000 à  20.000 personnes qu’on note un réel besoin dans ce domaine » explique Assane Koné. « Le système de camping n’est pas dans les habitudes des Maliens. l’hébergement est le talon d’Achille de ce festival » a t-il ajouté. Il faut donc s’y prendre tôt pour réserver six mois avant le festival ou connaà®tre quelqu’un, avoir de la famille sur place, pour passer un festival dans la tranquillité. « Ségou gagnerait à  développer davantage ses infrastructures touristiques et les lieux ne manquent pas au bord du fleuve », témoigne Rama, une Ségovienne. Bamako-Ségou, la route du calvaire Plus de 5 heures d’horloge pour faire le trajet Bamako-Ségou. Les travaux à  n’en point finir sur cette voie d’environ 250 km o๠des déviations constantes entre Ségou et Konobougou donnent le tournis, tout comme la poussière qui recouvre les voyageurs. S’il fallait 3h pour faire Ségou-Bamako aller retour avant,, il faut désormais prendre son mal patience, s’arrêter dans les localités pour se dégourdir les jambes et acheter des victuailles, cela fait aussi partie du charme du voyage. Malgré tout, de gros camions renversés sont parfois visibles sur le chemin ou le stationnement anarchique de poids lourds. A cela, s’ajoutent des accidents lorsque les festivaliers regagnent leur lieu de provenance. La prudence reste de mise.

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