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Le « G5 du Sahel », pour la sécurité et le développement

Développement et sécurité sont intimement liés, c’est la conviction de cinq pays sahéliens qui ont décidé de créer ce dimanche 16 février à  Nouakchott le « G5 du Sahel ». Il s’agira d’un cadre destiné à  leur permettre de coordonner leurs politiques de développement et de sécurité, notamment de lutte contre le terrorisme dans leur région o๠des groupes armés sont actifs. C’est à  l’issue du mini-sommet qui a regroupé autour du chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ses homologues Ibrahim Boubacar Keà¯ta du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Blaise Compaoré du Burkina Faso et Idriss Deby Itno du Tchad, que cette annonce a été faite, par le biais d’un communiqué. On apprend donc que le nouveau groupe est « un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale » avec à  sa tête Mohamed Ould Abdel Aziz, par ailleurs nouveau président en exercice de l’Union africaine. Un énième ensemble régional? Le G5 du Sahel ne « remplace nullement le Cilss (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, 13 pays) ou d’autres organisations sous-régionales existantes », mais il devra permettre d’assurer une meilleure « coordination entre les cinq pays qui partagent les mêmes défis », a précisé M. Aziz devant la presse à  la fin de la réunion. « Quand nous aurons liquidé la pauvreté, nous aurons créé les conditions pour affaiblir le terrorisme et le crime organisé. Pour cela, il est heureux que nous ayons décidé de mutualiser nos efforts pour faire face à  ces défis », a de son côté déclaré Mahamadou Issoufou. Selon le communiqué final du mini-sommet, il a été créé un secrétariat permanent chargé d’élaborer « un programme prioritaire d’investissements et un portefeuille de projets structurants accordant une large priorité à  la sécurité, à  l’ancrage de la démocratie et à  la participation des populations à  la promotion des zones les moins développées » des cinq pays. Le document ne précise pas de calendrier et ne fournit aucune estimation chiffrée. Les cinq présidents ont exhorté leurs partenaires, notamment des institutions de financements arabes et de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), à  accompagner leurs actions en vue « d’ancrer durablement la paix et la prospérité dans la région ».

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