Société › Éducation

Grève dans le secondaire à Koulikoro

La coordination de Koulikoro du Syndicat des Professeurs de l’Enseignement Secondaire et des Collectivités (SY.P.E.S.Co) a enfourché son cheval de bataille pour défendre les droits de certains de ses membres, qui n’ont pas encore perçu leur salaire de février 2014. Le SY.P.E.S.Co est né en mai 2010 de l’éclatement du Syndicat des Professeurs Contractuels de l’Enseignement Secondaire (SY.P.C.E.S). Le retard de salaire du mois de février des enseignants des collectivités des I.F.M (Institut de Formation des Maà®tres) de Kati, Kangaba, Nara et de l’Institut de Formation Professionnelle de Fana, l’a poussé à  déclencher un arrêt de travail à  compter de ce lundi 17 mars 2014. Pour Mamadou Traoré, secrétaire administratif du bureau exécutif national du syndicat et enseignant au Lycée Public de Kalaban-coro, « l’arrêt de travail est reconnu par l’Organisation International du Travail (O.I.T), qui autorise le salarié à  y recourir s’il n’est pas en possession de son salaire à  partir du 05 ou 08 du mois suivant ». Il faut dire que le mobile de ce débrayage rapelle l’un des points de revendication que le bureau exécutif national du syndicat a exposé le 07 mars 2014 au cours d’une conférence de presse : « le payement des salaires à  terme échu ». Parmi ces revendications, on peut citer, entre autres, « le respect strict du caractère volontaire de l’A.M.O, l’arrêt immédiat du prélèvement sur les salaires des non adhérents et le remboursement des sommes indument prélevées », « l’octroi d’un statut autonome aux professeurs de l’enseignement secondaire, « l’accélération des contrôles pédagogiques et la signature des projets de décision y afférents », « l’augmentation des salaires des enseignants en les ajustant à  ceux de la sous région »Â… Le syndicat considère que l’amélioration des conditions de vie des enseignants du secondaire passe par la résolution de ces problèmes surtout lorsqu’il se trouve que 70% des enseignants relèvent aujourd’hui de ce qu’on appelle « la fonction publique des collectivités ». « Vous convenez avec moi que le retard de salaire est un phénomène stigmatisant (…). C’’est le lieu donc d’exprimer notre amertume à  l’opinion nationale et de dire aux autorités compétentes que nous n’acceptions plus qu’il y ait une différence de traitement de salaire entre les enseignants maliens », avait confié aux journalistes Adama Konaté, le secrétaire général du bureau exécutif national du syndicat, avant d’ajouter que « nous voudrions désormais que nos salaires soient payés à  terme échu pour ne plus être stigmatisés par ce phénomène. Le traitement que nous enseignants des collectivités subissons affecte profondément notre condition de vie, de travail parce que nous n’avons pas de plan de carrière, nos salaires et accessoires prennent toujours du retard chronique »Â…

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