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Edito : Un vilain nuage dans le ciel malien…

Ce n’est pas seulement la personne du président qui est touchée à  travers cette affaire mais aussi l’image du Mali. Au moment, o๠Ibrahim Boubacar Keita mène une diplomatie active pour restaurer l’image de notre pays à  l’extérieur, deux journalistes du Monde, remettent en cause sa légitimité, du fait de ses liens avec un «parrain corse de la mafia », en la personne de Michel TOMI Sur la réaction de la présidence, les avis sont partagés après diffusion de l’article du Monde. Certains comme Adja, fonctionnaire, pensent que la présidence aurait du laisser passer et ne pas réagir. Si cela avait été le cas, les deux journalistes du Monde, n’en auraient-ils pas remis une couche dans un temps très court. Car cette fois, il s’agit d’un incident qui dépasse le Mali, et engage plusieurs états et personnalités. Le Gabon, est soupçonné d’accointance, avec « l’affreux » Michel Tomi, que les français cherchent à  faire tomber, tout comme, l’homme serait assez réseauté et protégé, pour ne pas se laisser attraper par ses détracteurs. Ses liens avec les services secrets français sont en outre, une arme efficace qui lui aurait permis jusqu’ici, d’échapper à  la justice et aux accusations de blanchiment d’argent dont il fait l’objet… Tomi est en effet l’homme à  coincer, en France. IBK, est lui une de ses relations, ce qui en fait une amitié encombrante pour le chef de l’état malien. Pour Fanta, agent commercial, IBK a eu raison de réagir : « C’’est tout l’honneur du Mali, une vertu chère au président, qui est éclaboussée, salie par ces lignes publiées dans le monde ». D’un autre côté, si la présidence n’avait pas réagi, on n’aurait sans douté mis en exergue l’adage qui dit si bien que : «Qui ne dit mot, consent ». Diffamation, discrédit, recherche de vérité, les preuves sont à  démontrer. Et sur le plan juridique, il est possible pour celui qui s’estime atteint dans sa personne ou dans ses intérêts, de contre attaquer. C’’est donc ce qu’a fait IBK, en promettant de prendre attache avec des avocats maliens et français pour étudier toutes les suites judiciaires possibles à  cette affaire. Or en terre malienne, poursuivre, mener des actions en justice sont des choses rares, voire indélicates, puisque très souvent, tout se règle à  l’amiable…. Mais pour dissiper ce petit nuage qui a tout d’un coup assombri le ciel malien, il faudra sans doute ester en justice !

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