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Le CNJ plaide pour la création d’un département chargé des actions citoyennes

Que peux t-on retenir brièvement du sommet de la jeunesse UE-Afrique auquel vous avez participé à  Bruxelles du 31 mars au 1er avril 2014? Mohamed Salia Touré: Au cours de ce sommet, nous avons discuté de trois thématiques principales qui étaient à  l’ordre du jour. D’abord, le renforcement du leadership des jeunes, C’’est-à -dire quelle contribution les jeunes des deux continents peuvent apporter au développement humain. La deuxième thématique a concerné « la contribution des jeunes dans la stabilisation de nos pays ». Comme vous le savez le spectre du terrorisme plane sur les pays africains. Pas seulement dans la bande sahélo-saharienne, mais partout en Afrique. l’instabilité et la précarité font que les jeunes qui n’ont pas d’emploi demeurent les proies faciles pour ces terroristes compte tenu de leur position économique. Le dernier point parle de « jeunesse et entrepreneuriat ». Il s’agit de faire en sorte que les jeunes Africains et Européens qui portent des projets puissent s’associer pour mettre en œuvre leurs projets, faire des propositions concrètes afin d’alléger l’accès au financement car c’est difficile d’y accéder, raison pour laquelle beaucoup des jeunes abandonnent leurs projets. Les conclusions et les recommandations ont été présentées aux Chefs d’Etat le 2 avril. Quel a été l’apport de la jeunesse malienne ? Nous avons eu l’honneur de prononcer un discours de 15 minutes sur la crise malienne à  la fin du sommet, plus précisément le plan d’action de sortie de crise. Tout ce que le gouvernement est en train de mettre en place pour la sortie définitive de la crise. Il s’agit notamment de la création d’un ministère de la réconciliation du développement des régions du nord, de la commission vérité, justice et réconciliation adoptée. Nous avons également évoqué les différents fora qui sont tenus dans les régions du nord pour la paix durable. Vous avez été reçu par le président IBK en marge du sommet. De quoi avez-vous parlé ? Au cours de notre entretien, J’ai parlé de ma participation au sommet et expliqué les différents thèmes traités. Enfin je l’ai rassuré de la disponibilité de la jeunesse à  l’accompagner dans sa mission. En retour, il a dit être fier de nous et nous a prodigués des conseils. Revenons à  l’actualité du moment. Quel commentaire faites-vous sur la nomination du nouveau Premier ministre Moussa Mara ? Nous l’avons accueilli avec beaucoup de joie. D’ailleurs nous avons animé un point de presse pour exprimer notre satisfaction suite à  sa nomination. Nous disons une fois de plus merci au président d’avoir fait confiance à  un jeune d’à  peine 40 ans qui aura en charge la primature. Cela prouve à  suffisance la confiance et l’estime qu’il accorde à  la jeunesse. Cette confiance s’est manifestée dans le gouvernement sortant qui comptait en son sein beaucoup de jeunes. Lors de cette conférence de presse nous avons proposé que le ministère des sports soit dissocié de la jeunesse. Même si de façon naturelle, jeunesse rime avec sports, il n’en demeure pas moins vrai que les questions intéressant les sports ont toujours été perçues comme des priorités au grand dam de celles portant sur l’épanouissement de la jeunesse. Pis, le modeste crédit de fonctionnement réservé à  elle, est le plus souvent, bouffé par les sports. On a rien contre le sport mais nous pensons que dans la position actuelle, le Mali gagnera en mettant en place, un ministère de la jeunesse et des actions citoyennes. Les deux thématiques sont transversales. Aujourd’hui l’incivisme a atteint un degré et surtout au niveau de la jeunesse d’o๠la nécessité de créer un département chargé des actions citoyennes.

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