Culture › Musique

Naba T.T. présente « Dounia »

Son visage vous dira certainement quelque chose, sa voix aussi…la ressemblance est grande et elle le revendique. « J’ai fait mes premiers pas dans la musique il y a six ans en tant que choriste avec ma sœur. C’’est elle qui m’a donné mes premiers cours de musique » confie-t-elle volontiers. Sa sœur, C’’est Rokia Traoré, grande star de la musique malienne à  la renommée internationale. Alors, elle a dû bosser dur pour imprimer sa marque, faire « sa » musique à  elle. Elle, C’’est Naba, 27 ans et une voix qui laisse augurer d’un bel avenir musical. A l’école des grands, pour se faire un nom Naba Traoré n’était pourtant pas partie pour faire de la musique. Elle fait d’abord des études de marketing avant de décider en 2008 de rejoindre sa sœur sur les podiums pour vivre sa passion. Mais avant, elle apprend. Aux côtés des grands. Massambou Wélé Diallo, d’abord. Elle apparait aux côtés des figures du mouvement Hip-Hop comme King Massassi, Mic Mo, avant de rejoindre Rokia, sa grande sœur qui pendant cinq ans lui fera découvrir le métier. Depuis, les ailes ont poussé voici Naba prête à  voler de ses propres ailes. Pour se faire un nom, il faut en avoir un, de spécial. Le sien, ce sera NabaT.T. Son album lui s’intitule « Dounia ». Sa musique est riche d’influences diverses. De son séjour de quelques mois aux Etats Unis, elle rapporte des accents de blues. Ils rendent sa musique chaude et enveloppante. On y retrouver aussi le rock se mêlant aux sonorités africaines. « Je suis éclectique, C’’est ce qui fait mon identité musicale. Je fais de la musique moderne malienne, basée surtout par le traditionnel bambara du bélédougou en unissant des influences rock et bleues. Ma musique parle des problèmes sociaux sur toutes ces formes », explique la jeune artiste engagée. Elle a d’ailleurs écrit en 2012, le titre « Mabilénso » qui appelait les maliens divisés par la crise à  l’union et à  la paix. Une musique « éclectique » Son nouvel album de huit titres, « Dounia », est la récompense de plusieurs mois de travail. Au son de sa voix douce et mélodieuse, elle sensibilise le monde sur les problèmes de la société malienne, sur la condition des femmes et des enfants de la rue « Talibés », mais elle chante aussi l’amour sous plusieurs aspects. Elle y chante en français mais aussi et surtout en bambara, ce qui n’était pas gagné d’avance. Chanter en bambara n’a pas été facile et elle a dû « écouter les chansons des artistes comme Oumou Sangaré, Kandia Kouyaté, Habib Kouyata, entres autres, pour pouvoir articuler correctement. J’ai dû prendre aussi des cours pour ajuster mon ton en bambara » nous raconte-t-elle. « Ma source d’inspiration C’’est tout ce qui m’entoure, surtout les problèmes sociaux, les conditions de vie des enfants de la rue et surtout le faite d’être maman » confie-t-elle encore. l’album est composé de chansons dont certaines datent de plus de 10 ans. l’artiste est aujourd’hui mue par une envie de partager les fruits longuement muris de sa passion. Un univers unique et pluriel à  la fois, à  découvrir le 18 avril prochain à  l’Institut Français de Bamako.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut