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Le sentiment anti-français court les rues de Bamako

On est loin de ce samedi deux février 2013 o๠la population Malienne avait réservé un accueil triomphal à  François Hollande le sauveur. Cette population hospitalière à  souhait est entrain de cultiver un sentiment anti-français suite aux événements tragiques de ce samedi à  Kidal. Ce matin, des centaines de Maliens ont investi les abords du monument de l’indépendance sous la coupole de l’union nationale des travailleurs du Mali et d’une association de défenseurs des citoyens du Mali. Les manifestants encadrés par une forte section mixte de la police, de la gendarmerie et du groupement mobile de sécurité ont battu le macadam jusqu’à  la cité administrative, siège du gouvernement, pour soutenir l’armée et le pouvoir. Ils invitent les patriotes Maliens à  « boycotter les produits Français pour renforcer l’armer Malienne et l’autorité du Mali ». Boycott des produits français Tout en demandant à  perte de voix « la libération de Kidal », ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «boycotter Total, Pmu et Orange pour affaiblir le MNLA et renforcer l’armée Malienne ». Avec les femmes en première ligne, les manifestants ont tenu à  rendre hommage aux victimes des attaques de samedi. Interrogée, une mère d’une soixantaine d’années explique sa présence à  la marche par « la nécessité de voir Kidal revenir dans le giron Malien car bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait appelé à  la désescalade dans le nord du Mali et à  la reprise de négociations entre le gouvernement et la rébellion touareg, nous voyons que sur le terrain les rebelles combattent nos soldats avec des armes lourdes alors il faut demander à  la communauté internationale d’o๠proviennent ces armes ? ». La Russie sollicitée Des manifestants ont également pris d’assaut l’ambassade de Russie à  Bamako pour demander l’aide de Vladimir Poutine pour faire face à  la situation chaotique de Kidal. « Nous avons suivi la signature du contrat entre la Chine et la Russie et la résistance de Poutine nous permet de rêver. Le Mali a besoin d’armes et la Russie en a donc nous prions le Président Russe de venir à  notre secours » explique Amadou Simpara, un manifestant. Son ami Fousseyni Sylla embraye « la France ne nous donne pas d’armes, elle nous berne en soutenant en catimini les rebelles du nord ». « A bas la France, au secours Poutine, à  bas la Minusma, non à  la négociation française », tels sont les messages qu’on pouvait lire sur les pancartes des manifestants qui scrutent les agissements des forces de police venues encadrées la manifestation. Quoiqu’il en soit les événements de Kidal ont eu le mérite de réunir les Maliens autour de l’essentiel à  savoir la défense de l’emblème national.

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