Politique › Politique Nationale

Elections communales et régionales : rendez-vous le 26 octobre

Après les élections présidentielles et législatives réussies en 2013, le Mali s’apprête à  organiser les élections communales et régionales. Et C’’est la date du 26 octobre 2014 prochain qui a été retenue. Telle est la principale information issue de la rencontre du jeudi 5 juin 2014 au Gouvernorat de Bamako entre le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sada Samaké et les partis politiques. La rencontre a naturellement évoqué les sujets relatifs à  l’organisation desdites élections. Une occasion pour le ministre Sada Samaké d’informer ses interlocuteurs du jour des étapes à  observer pour la bonne organisation du scrutin. Parmi ces étapes, le ministre a souligné l’élaboration du fichier électoral qui passe par l’enrôlement et la mise à  jour du fichier du RAVEC (Recensement administratif à  caractère d’état civil), la production et la remise des cartes NINA aux titulaires. l’élaboration du fichier électoral, a ajouté Sada Samké, passe aussi par l’actualisation du fichier biométrique. Et le ministre d’appeler les uns et les autres à  trouver un consensus pour être dans le délai. Une date qui ne fait pas l’unanimité La date du 26 octobre est diversement appréciée par les participants. Amadou Soulalé, le président du parti FAMA (Front africain pour la mobilisation et l’alternance), apprécie à  sa juste valeur la rencontre entre le ministre et la classe politique. Elle aura permis, selon lui, de passer en revue les questions relatives aux élections. Autre son de cloche chez Mamadou Dembélé qui ne croit pas à  la tenue du scrutin à  la date indiquée. Le représentant du parti MIRIA(Mouvement pour l’Indépendance, la renaissance et l’intégration africaine), estime qu’au regard des insuffisances constatées, comme les problèmes liés aux cartes NINA, il est aléatoire de tenir les élections le 26 octobre prochain. Présent à  la cérémonie aux côtés de son collègue de l’Intérieur et de la Sécurité, le ministre de la Décentralisation et de la ville, Ousmane Sy, mesure la portée des préoccupations soulevées par les partis politiques et le contexte sociopolitique du pays mais estime que pour sortir de la crise, il ne faut pas s’arrêter. C’’est pourquoi il a appelé les représentants des partis politiques à  créer les conditions favorables pour aller aux élections. Initialement prévues au mois au mois d’avril dernier, le scrutin a été reporté au mois d’octobre. Les raisons invoquées par les autorités étaient essentiellement : le retour des réfugiés et des déplacés du Nord, la mise en œuvre d’un certain nombre de recommandations des états généraux sur la décentralisation et l’aboutissement du processus de réconciliation nationale. La conséquence de ce report a été la prorogation de six mois du mandat des élus communaux qui devait prendre fin au mois de mai 2004.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut