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Bientôt une école de journalisme au Mali

Notre pays aura bientôt son école de journalisme. Du moins si l’on en croit le communiqué du Conseil des ministres d’hier mercredi 11 juin 2014. En effet le Conseil des ministres a adopté le projet de création d’une école journalisme au Mali. Elle s’appellera l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC). En tout cas, C’’est l’un des grands chantiers qui tiennent à  C’œur le nouveau ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara. Lors de la journée commémorative de la liberté de la presse dans le monde, célébrée le 3 mai dernier, le ministre Camara avait promis l’ouverture d’une école de journalisme au mois d’octobre 2014. La décision d’hier fonde donc à  croire, à  l’ouverture de cette école, longtemps annoncée par les gouvernements précédents, à  la rentrée universitaire 2014-2015. Une floraison d’organes de presse l’absence d’une école de journalisme au Mali contrastait avec le dynamisme médiatique du pays qui se traduit par une floraison de journaux (en papier et en ligne) et de radios depuis l’avènement de la démocratie en 1991. Faute d’une école de formation au Mali, la plupart des journalistes professionnels ont reçu et continuent de recevoir une formation à  l’étranger. Ceux qui n’ont pas eu cette chance se contentent d’une formation sur le tas assortie de quelques séminaires de formations sur les techniques rédactionnelles. Les écoles privées de journalisme qui ont ouvert les portes au début des années 2000 n’ont produit souvent les résultats escomptés. Ainsi le manque de professionnalisme et l’inobservance des règles d’éthique et de déontologie du métier (avec des dérapages à  maints égards) affectent sérieusement l’image de la presse malienne qui a pourtant été à  l’avant-garde du combat démocratique au Mali. C’’est justement pour pallier cette insuffisance que les autorités maliennes décident de créer l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication. «(…) Le manque de formation a été identifié comme étant l’une des principales causes profondes de cette situation. Il importe de relever à  cet égard que la formation des cadres maliens au métier de journalisme est tributaire de l’extérieur et que les initiatives tentées dans le cadre de l’enseignement privé ont montré leurs limites face à  l’importance dans besoins. l’analyse du paysage médiatique a permis de déceler une insuffisance quantitative et qualitative des personnels dans les métiers de la presse alors que, par ailleurs, l’évolution du secteur des médias a fait naà®tre de nouveaux métiers (…)», informe le communiqué. A terme, il s’agira de doter le pays de journalistes « professionnels pour le traitement plus pointu des questions aussi importantes que l’économie, la démocratie et l’environnement. Elle permettra également la formation de spécialistes dans le domaine de la gestion des entreprises de presse ».

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