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La FIDH et l’AMDH en croisade contre l’impunité au Mali

Selon le président d’honneur et membre du Groupe d’action judiciaire (GAJ) de la FIDH, Me Patrick Baudoin, cette mission comportait un volet judiciaire et un volet politique. Pour ce qui concerne le volet judiciaire, la mission a rencontré les magistrats en charge des dossiers concernant les bérets rouges, la mutinerie du 30 septembre 2013, les crimes commis au nord du Mali. Sur environ 200 dossiers soumis à  la justice sur les crimes commis dans le nord, seulement un tiers de ses dossiers ont été abandonnés faute de charges suffisantes. « l’une des affaires concerne Aliou Mahamat Touré qui était commissaire islamique à  Gao et l’autre concerne Houka Houka Ag Alfousseyni qui était le chef du tribunal islamique de Tombouctou. Nous nous sommes constitués, aux côtés des victimes, avec un double objectif : faire avancer les affaires et essayer de coordonner les poursuites, car il y a environ 150 dossiers, mais qui concernent des faits connexes », indique Me Baudoin. Le volet politique a concerné les accords de Ouaga, les récents événements de Kidal, les négociations à  Alger. « l’avancée des pourparlers ne doit pas se faire au détriment de la justice et des victimes » a estimé le président d’honneur de la FIDH. La mission a également évoqué avec les autorités maliennes, la création et la composition de la Commission vérité justice et réconciliation. A en croire le conférencier, la nomination des membres devait intervenir la semaine prochaine. Pour la FIDH et l’AMDH, « il faut que la composition de la commission soit exemplaire avec des personnalités compétentes, indépendantes à  l’abri de tout soupçon et qu’elle ait les moyens d’agir. » Par ailleurs le président d’honneur de l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), Me Brahima Koné, a invité la presse à  les « accompagner dans ce noble combat contre l’impunité ». « Il faudrait que le mécanisme existant soit renforcé en matière judiciaire et accélérer les procédures judiciaires afin de combler les attentes des victimes » a-t-il ajouté. « Nous avons eu des discussions que nous estimons très positives, très constructives sur l’évolution politique du pays avec les négociations des pourparlers qui devraient commencer d’ici quelques jours et sur les aspects de justice. Le message que nous avons voulu faire passer C’’est le message qui consiste à  dire à  tout prix qu’il faut éviter le maintien de l’impunité. Notre revendication, C’’est que la justice suive son cours. Tous les responsables des violations les plus graves: assassinats, massacres, amputations, lapidations, viols, violences sexuelles, doivent être punis » a conclu Me Baudoin.

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