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Nouveau mandat de la Minusma : Pas de grand changement !

Le nouveau mandat de la Minusma est prolongé d’un an. Ce qui laisse le temps à  la Mission de réajuster les contours de son action au Mali. Il faut rappeler que la Mission depuis son installation au Mali, a du faire face aux critiques. Bert Koenders son chef, plusieurs fois critiqué par la presse malienne, va poursuivre la tâche, mais Abdoulaye Bathily, dont on ne cernait pas très bien le rôle, a du quitter ses fonctions de Représentant adjoint pour aller en Afrique Centrale. On a donc souvent reproché à  la Minusma de ne pas assez être sur le terrain. De ne pas agir. Pour rappel, plusieurs attentats ont émaillé leur présence au Nord du Mali. l’attaque en décembre dernier d’une banque à  Kidal, a coûté la vie à  deux casques bleus sénégalais. Avant cela, la mission avait failli à  sécuriser l’arrivée de l’ex PM Tatam Ly à  Kidal. Plus récemment à  Kidal, elle avait tenté de mettre en garde l’actuel PM Moussa Mara sur les dangers d’une visite à  Kidal… Autant de faits, qui ont sans doute poussé les responsables de l’ONU à  ajouter «la sécurisation du personnel à  ce nouveau mandat». Le compte n’y est pas Sur les effectifs, on est toujours loin des 11200 hommes promis par l’ONU. Le problème réside dans la mobilisation des effectifs des pays. Pas évident de faire venir des troupes du monde entier dans un environnement hostile comme le Nord du Mali, surtout après l’attaque récente du camp de la Minusma à  Aguel’hoc, o๠4 casques bleus tchadiens ont péri cette fois. En outre, les casques bleus sont déjà  largement déployés, un peu partout en Afriques, en RDC, au Soudan du Sud, en Centrafrique etC’… Il reste le problème de la logistique, du déploiement des casques bleus au Nord. Abdoulaye DIOP, le ministre malien des affaires étrangères, avait souhaité une présence plus forte dans les environs de Kidal et dans les localités rurales pour prévenir le danger, plus de moyens techniques pour améliorer la surveillance, au-delà  du volet politique, o๠la Mission appelle les parties à  respecter leurs engagements pour la bonne tenue du dialogue. Tout comme, il avait été souhaité un redéploiement plus marqué des effectifs de Bamako à  Gao, la deuxième grande ville du Nord. En effet, on déplore une présence trop marqué du personnel onusien dans les hôtels de la capitale. Enfin, si la mission n’a pas vocation à  faire la guerre au Mali, le communiqué de l’ONU reprécise qu’elle n’a qu’un mandat de stabilisation, de protection des civils, de patrouilles et d’implication dans le volet politique du dialogue et la réconciliation. Et enfin, dans la sauvegarde du patrimoine culturel… C’est déjà  ça !

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