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Edito : Ce qui ne change pas sur les routes…

Il n’y a qu’à  parcourir les artères de la capitale en cette période d’hivernage pour observer le même paysage. Ces grandes avenues embouteillées le matin à  8h30, et sur les côtés, ces ruelles poussiéreuses ou envahies de boue d’o๠surgissent des motos aguerries. Quel contraste! Bamako s’est pourtant teint de vert, au gré des pluies occasionnelles qui arrosent la capitale malienne, en cette période de Ramadan. Moins de couleurs en effet, plus de noir, sur les vêtements, ou du blanc pour ceux qui affectionnent la djellaba de rigueur. Sur l’axe de l’OUA, un embouteillage monstre ralentit les automobilistes ce lundi matin, et les motocyclettes, mais pour une fois, ce ne sera pas à  cause du désordre ou du passage d’une délégation officielle. Il s’agit plutôt d’un accident. Un véhicule de couleur verte, dont la devanture a complètement été broyée par un poteau, certainement du à  la violence du choc. Au volant, une dame visiblement sous le choc. Et bien sûr les passants, les badauds qui tout d’un coup ralentissent, pour observer la scène en attendant la prochaine. N’eut été les policiers, la plupart des citoyens que nous sommes, devenons voyeurs, spectateurs passifs de scène rocambolesques, qui n’ont rien de drôle et de normal, et qui devraient arriver de moins en moins, grâce à  une plus grande vigilance routière. Quelques jours auparavant, un autre véhicule, une 4X4 a cette fois failli plonger dans le fleuve. Sur le pont Fahd, la file une fois de plus a ralenti. Et voilà , cette voiture encastrée dans la barrière, sur le point de basculer dans le fleuve. Tout autour des gens. Attendant que la police arrive. Allons-nous continuer à  être spectateurs de ces scènes, qui se multiplient sur les axes de notre belle capitale. Avons-nous construit des routes pour aller plus vite, participer au développement, ou pour s’y encastrer, dans des chocs violents ? Pourquoi inaugurons-nous des routes, des ponts qui nous sont offerts par la Chine, sans prendre toutes les mesures de sécurité, pour minimiser le risque d’accidents. Il est courant de voir des motocyclistes se mêler soudain à  la file des automobilistes, certains entre deux files à  sens inverse, mettant en péril toute une flopée de conducteurs. Décidément, le bons sens sur la route, n’est pas la valeur la mieux partagée ; En attendant, si les autres sont casses-cou au volant, il nous faut garder le maximum de vigilance au volant. Il s’agit d’une question de sécurité nationale !

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